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«  Être heureux c’est se connaître sans en avoir peur  ». Roman intimiste de l’écrivain Polonais Daniel Odija, Pusty przelot (Le vol à vide), nous plonge dans la relation entre deux frères qui vivent une enfance chaotique. Comme le survol d’un destin familial, vol au-dessus du «  nid  » où seuls restent les oisillons.

Le dernier roman de Pierre Ducrozet oscille autour d’une «  idée fixe  »  : la musique. C’est autour d’elle que Paul Maleval compose son existence. Au-delà de la fresque familiale, une histoire sensible de la musique au XXe siècle se dessine dans ce roman, tentant d’exprimer qu’elle est à elle seule une manière de traverser notre existence.

Dans une village du Nord-Est de l’Italie, situé entre deux vallées, Ginevra Lamberti nous livre le récit d’une famille italienne qui traverse les années soixante-dix. Tandis que la génération des aînés fait face aux angoisses de la modernité, la nouvelle génération manifeste son désir d’explorer ce qu’il y a au-delà de la vallée. Dans cette histoire de famille originale, Ginevra Lamberti explore chaque personnage avec la même bienveillance en mettant en lumière les blessures de l’histoire italienne du XXe siècle.

Au milieu du massif des Vosges, Sophie et Grieg vivent ensemble dans une maison isolée avec leur chienne Yes. Ce roman à la frontière du conte interroge de façon à la fois pudique et poignante le vieillissement amoureux et celui du désastre environnemental, figuré ici par la disparition des espèces. Un livre qui pose avec finesse et poésie de grands problèmes propres à la situation contemporaine de l’humain dans le monde et dans la nature.

La Révolution française incarnée par trois personnages  : Hébert, Robespierre, et Desmoulins. Héros du récit  : Camille Desmoulins, initialement ami et allié de Robespierre, mais qui, de plus en plus critique du Comité de salut public, de plus en plus suspect de modérantisme, sera finalement guillotiné avec Danton en avril. Les effets de rupture se multiplient avec une sorte de brutalité dans l’écriture – qui n’est pas sans séduction mais qui interroge.

Dans son deuxième roman En mer (Auf See), Theresia Enzensberger se penche sur l’histoire des utopies libérales, coloniales et anarchistes. Alliant science-fiction et recherches historiques, elle propose une réflexion sur les mécanismes qui amènent nos sociétés au bord du gouffre. Un livre visionnaire et d’une grande actualité.