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Le 20 décembre 2023, au cœur du Massif du Mont Blanc, le Prix Grand Continent sera remis à un grand récit européen contemporain, dont il financera la traduction et la diffusion en cinq langues. À cette occasion, nous vous offrons des extraits des cinq finalistes de ce prix européen. Voici les bonnes feuilles de Złodzieje żarówek (Les voleurs d’ampoules) de Tomasz Różycki (Czarne, 2023). Dans ce roman qui s’apparente à un long poème en prose, le jeune Tadeusz doit traverser un grenier, qui se transforme en évocation mythifiée de la Pologne ordinaire des années 1970-1980.

Le 20 décembre 2023, au cœur du Massif du Mont Blanc, le Prix Grand Continent sera remis à un grand récit européen contemporain, dont il financera la traduction et la diffusion en cinq langues. À cette occasion, nous vous offrons des extraits des cinq finalistes de ce prix européen. Aujourd’hui, ce sont des bonnes feuilles de Sibir. Sabrina Janesch y raconte l’histoire d’une famille ballottée par les vicissitudes de la Seconde Guerre mondiale entre la Galicie, où elle était établie depuis le XVIIIe siècle, le Wartheland, un territoire annexé au Reich national-socialiste après l’invasion de la Pologne, le Kazakhstan et la Lande de Lunebourg située au nord de l’Allemagne. Cette fresque familiale creuse les béances et les vides mémoriels de l’Allemagne contemporaine, et interroge le poids du passé, qu’il soit présent ou disparu.

Le 20 décembre 2023, au cœur du Massif du Mont Blanc, le Prix Grand Continent sera remis à un grand récit européen contemporain, dont il financera la traduction et la diffusion en cinq langues. À cette occasion, nous vous offrons des extraits des cinq finalistes de ce prix européen. Aujourd’hui, ce sont des bonnes feuilles de Déserter (Actes Sud, 2023) de Mathias Enard, un roman ciselé qui entrelace deux intrigues apparemment distinctes. Dans cet extrait, c’est l’histoire européenne qui s’enroule sur notre présent. Jusqu’à l’étouffement  ?

Noël approche. Si vous avez déjà offert le deuxième volume papier de notre revue, Fractures de la guerre étendue, vous aurez peut-être envie de piocher dans cette liste qui couvre tous les domaines des sciences humaines et sociales. Les super-riches en Occident  ; les femmes moralistes dans la France du XVIIe siècle  ; ou encore une histoire inédite de la Démocratie chrétienne en Italie et une évocation de Notre-Dame  : le choix est vaste et intrigant. Bref, voilà de quoi lire pendant les fêtes  !

Le 25 novembre 2016, Fidel Castro mourait à La Havane, plus d’un demi-siècle après la Révolution qui l’avait porté au pouvoir. Son enterrement fut l’occasion d’organiser un immense cortège funéraire, qui retraça, mais à l’envers, l’itinéraire de sa marche triomphale en 1958. Ce long voyage a été l’occasion pour Matthias Fekl de revenir sur l’expérience castriste à Cuba, de la construction charismatique du dictateur jusqu’aux expériences économiques ratées. En creux, c’est l’histoire de la Guerre froide qui se déroule, jusqu’à son point final, en 2016.

La discrète parution cet automne de l’ouvrage de Xiaohong Xiao-Planes renouvelle l’histoire sociale et populaire globale de la Chine depuis 1949. Abordant les résistances et les luttes de pouvoir qui agitent les premiers temps de la République populaire à partir d’acteurs jusque-là peu étudiés (industriels, commerçants, cadres du Parti de second plan), la sinologue signe l’un des rares ouvrages en langue française sur le sujet et apporte un éclairage remarquable sur la gouvernance contemporaine de la Chine de Xi.

«  Homme plume  », libéral sans attaches et voyageur labile, Mario Vargas Lllosa n’a jamais cessé de promener sa plume. Au moment où paraît son dernier roman, Le dedico mi silencio, Albert Bensoussan, traducteur de son œuvre depuis 1974, dessine le portrait de l’un des plus grands romanciers de notre temps.

Depuis quelques années, les romans de Patrick Modiano se font de plus en plus courts. La Danseuse ne fait pas exception. La danse, comme discipline, permet de saisir les raisons de cet effacement progressif.

En 1972, Pier Paolo Pasolini a commencé à écrire Petrolio, qui parut vingt ans plus tard, de façon posthume. Dans cet essai, Dominique Saatdjian cherche à saisir ce que la conception et la formalisation de ce texte nous dit de l’entremêlement chez Pasolini de la poétique et de la politique. En son cœur se pose une question  : comment se confronter à la vérité  ?