Doctrines

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À quelques jours du scrutin de dimanche, l’idée européenne est figée. Les think tanks et autres cercles de réflexion qui étaient autrefois des laboratoires d’idées sont enfermés dans une méthode qui ne correspond plus à la réalité. Pour donner une nouvelle dynamique à l’Europe, il faut changer de méthode – radicalement.

Stratégie ? bluff ? taqîya ? Hier après-midi à Milan, à moins d’une semaine des élections européennes, a eu lieu le seul véritable événement politique transnational de cette campagne électorale. Seul problème : il s’agissait d’un meeting de forces néonationalistes.

L’ancien directeur de cabinet de Nicolás Maduro propose une troisième voie pour sortir de la crise et faire dialoguer les deux camps qui s’opposent au Venezuela. Énarque, ancien conseiller diplomatique et Vice-Ministre des Affaires Étrangères d’Hugo Chavez, Temir Porras, qui se définit comme « social-démocrate », revient sur son expérience et analyse les causes profondes de la crise au Venezuela. Ouvrant peut-être la voie à un technopopulisme chaviste, il identifie les contours d’une « coexistence démocratique » possible à Caracas.

Le politologue, spécialiste des religions, fin observateur de l’état de l’Église aujourd’hui, livre ses analyses sur la réception par l’Église et par les catholiques de l’incendie de Notre-Dame. Son constat est sans appel : la catastrophe est un signe de plus pour une Église déjà en crise ; sur cette affaire, elle semble « complètement et pour l’instant définitivement dépossédée. »

Les menaces qui troublent le repos des démocraties ne viennent pas seulement dans le sillage des républiques autoritaires : Peter Thiel, libertarien convaincu, membre du conseil d’administration de Facebook, prêche la fin de l’Etat.

Nous avons rencontré Alexandre Holroyd, député des Français d’Europe du Nord. Il détaille les mesures prises pour les citoyens britanniques résidant en France et fait le point sur les conséquences de la sortie de l’UE pour les Français du Royaume-Uni.

Le rayonnement d’une devise ne dépend pas des seuls rapports de force économiques mais avant tout de sa puissance diplomatique et militaire. L’euro est-il prêt pour son rendez-vous avec Mars ?