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«  Quand je voyage à l’étranger, je constate qu’il y a en France une véritable obsession de l’histoire. Pourquoi notre identité est-elle à ce point historique  ?  » Dans son dernier ouvrage, Gérard Araud se fait historien  : l’ancien ambassadeur revient sur les occasions diplomatiques manquées de l’Europe de l’entre-deux guerres — de Versailles à Munich.

La période qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale a vu le capitalisme se transformer en profondeur. Mais ces évolutions n’étaient pas structurellement déterminées  : si la trajectoire du capitalisme a pu s’ancrer dans certaines démocraties jusqu’à finir par écarter tous les modèles rivaux, c’est à travers une série de raisons contingentes que Krishnan Nayar explore dans son dernier livre. Un compte-rendu signé Branko Milanovic.

«  Pour produire un effondrement, il faut que différentes élites s’affrontent et que l’une d’entre elles s’assure le soutien du «  peuple  » pour l’emporter.  » Branko Milanovic a lu le dernier ouvrage de Peter Turchin dont l’ambition est de dresser une histoire quantitative des inégalités — un modèle qui correspond presque trop bien à la réalité des États-Unis aujourd’hui.

En tant que première Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité, Catherine Ashton a dû coordonner la réponse de 28 pays face aux crises internationales. Riche de son expérience de négociatrice d’accords historiques comme celui sur le nucléaire iranien, elle réinterroge, depuis ce poste singulier, l’utilité même de la diplomatie — et la «  valeur ajoutée  » de celle de l’Union.

En 2020, une résolution des Nations-Unies sommait le Royaume-Uni de restituer l’archipel à l’île Maurice. Cette traversée de l’histoire mondiale pendant un demi-siècle de décolonisation, dont la bataille juridique et à la lutte politique menée par le peuple des Chagos contre les violations de l’indépendance des peuples est au coeur, est décortiquée dans le dernier ouvrage de Philippe Sands.