Arts

Long format

Billy Wilder et moi

Billy Wilder et moi, le dernier roman de Jonathan Coe, pose une fois de plus la question de l’identité britannique – mais pas seulement. L’occasion de revenir sur l’œuvre d’un romancier qui a transformé le « state of the nation novel » britannique en un roman européen au succès continental.

Māris Bērziņš signe avec son Forgeron du futur un «  docufiction  » exhumant Vilis Lācis, personnage controversé de l’histoire lettonne, tristement célèbre pour avoir signé des décrets de déportation dans les années 1940. Dans un style romanesque associant documents historiques et extrapolations fictionnelles, Bērziņš s’enfonce à travers ce roman dans la conscience de son personnage.

Le grand poète, prosateur et essayiste estonien, Jaan Kaplinski, est décédé le 8 août à l’âge de 80 ans. Grand polyglotte et intellectuel européen, Kaplinski a placé la nature et la pensée écologique au cœur de son œuvre, opposant au capitalisme occidental une vision holistique de la vie et de l’univers.

L’éditeur et écrivain italien Roberto Calasso n’est plus. Sa disparition est l’occasion d’un retour sur une période de la littérature italienne marquée par son empreinte. Dans ce texte écrit par l’une des plus grandes spécialistes de son travail, nous rendons hommage à la vie monumentale du directeur historique de la maison d’édition mythique Adelphi et de l’auteur génial et mondialement reconnu d’un vaste «  Œuvre sans nom  ».

«  … Comment s’ouvrir à un étranger  ? Jusqu’où peut-on aller avec soi-même, comment peut-on saisir la main qui se tend  ? Bella a dû cligner des yeux pour comprendre, le sourire dans le miroir, le visage actuel, le sang qui coule glacé dans les veines, – qui êtes-vous vraiment  ?  »

Notre sélection littéraire pour un été européen.

European Review of Books est une nouvelle revue littéraire consacrée à l’Europe dans sa définition, et dans ses frontières les plus larges. Dans cet entretien, Sander Pleij, l’un de ses fondateurs, développe les valeurs qu’il entend donner à cette revue  : ouverture, pluralité, multilinguisme… et une nouvelle manière de faire l’Europe culturelle – au-delà des frontières géographiques.

Dans ce dernier opus en date d’une série familiale, Édouard Louis livre le portrait de sa mère, héroïne de laquelle il se sent proche en raison d’une solidarité de dominés, dans une relation nocive avec le père «  Bellegueule  », figure repoussante de Qui a tué mon père. Une nouvelle fois, mais de manière différente, Édouard Louis joue sur les limites entre la politique et la littérature – au risque de s’épuiser.