James Mazars de Mazarin


La récente visite à Paris du secrétaire de la défense américain James Mattis témoigne que, nonobstant les nombreux différends entre les deux pays, les relations bilatérales de défense demeurent fortes, comme le montre le soutien renouvelé des États-Unis à l’opération Barkhane.

Un nouveau plan, rendu public au sommet de l’Otan des 11 et 12 juillet, vise à déployer à court terme une force militaire conséquente. Mais, compte tenu de la faiblesse de leurs investissements dans la défense, il n’est pas certain que les États européens en soient capables.

Un nouveau prototype de char produit par un conglomérat franco-allemand témoigne de la possibilité d’accroître la coopération entre les industries militaires européennes.

L’armée américaine est en train de pratiquer de nouvelles procédures de renforcement pour ses troupes en Europe. Un changement tactique important, qui peut être mis en relation avec une probable nouvelle doctrine  : le plafond de 2  % des dépenses militaires des alliés de l’OTAN n’est plus une priorité  : les États-Unis préféreraient que les Européens se concentrent sur l’amélioration des infrastructures, essentielles en cas d’attaque russe.