Alberto Alemanno


Dépassant, par sa nature, les frontières, le Covid-19 a été une question d’intérêt commun européen depuis sa toute première détection sur le continent. Pourtant, cette pandémie a été essentiellement traitée comme une question nationale. Les États membres ont adopté leurs propres réponses nationales, différentes, non coordonnées et parfois concurrentes. Justifier un tel résultat comme étant la conséquence inévitable de la compétence limitée de l’UE en matière de santé publique est un argument souvent avancé mais largement inexact. Le présent article tente pour la première fois de comprendre comment des réponses nationales aussi fragmentées, non coordonnées mais finalement convergentes au Covid-19 ont vu le jour dans l’ordre juridique de l’UE. Pour ce faire, il systématise la réponse européenne en différentes étapes.

L'épidémie de Covid-19 n'est pas la première ni la dernière d’une série de catastrophes récentes qui ont pris par surprise les gouvernements, les entreprises et les citoyens.

L’épidémie de Covid-19 n’est pas la première ni la dernière d’une série de catastrophes récentes qui ont pris par surprise les gouvernements, les entreprises et les citoyens.

Pourtant, en raison de son impact presque sans précédent sur les systèmes hautement interconnectés mais néanmoins vulnérables qui définissent le monde moderne, cette pandémie a mis à l’épreuve notre capacité à gérer le risque plus que toute autre crise auparavant.

Le jour de Brexit, et alors que les présidents des trois institutions européennes se réunissent à la Maison Jean Monnet à Bazoches pour discuter de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, un groupe de plus de 50 universitaires européens venant d’horizons divers écrit une lettre publique demandant d’inclure les citoyens européens dans le débat. Le Grand Continent publie la traduction française de cette lettre.

Qu’attendre de l’Europe en 2020  ? Alors que l’Union entre dans un nouveau cycle politique, nous proposons cinq prédictions. Le nouveau leadership politique de l’UE a fait des promesses excessives en générant des attentes démesurées qui pourraient s’avérer trop difficiles à gérer.

La publication d’un article sponsorisé par British American Tobacco, qui a fait frémir une majorité de ses lecteurs, soulève des questions sur son indépendance et appelle à une réflexion sur la tension qui existe entre un journalisme de qualité et indépendant et, d’autre part, sa dépendance financière des grands entreprises.

Ils sont citoyens européens, ils sont 17 millions et pourtant, ils ne sont pas représentés politiquement. Alberto Alemanno nous parle des citoyens «  mobiles  » de l’Union. Un plaidoyer en faveur d’une européanisation du débat et de la représentativité politique au lendemain des élections.

Loin d’être une dérive de communication, la querelle récente opposant l’Italie et la France, ouverte par une série d’attaques lancées par les ministres italiens Luigi Di Maio et Matteo Salvini, témoigne de l’européanisation de l’espace politique, à la fois à court terme – en ce qui concerne les alliances pour les futures élections européennes – et à long terme – où les attaques et les débats traverseront de plus en plus les frontières.

Provoquant la surprise générale, le Mouvement Cinq Étoiles a annoncé sa volonté de créer un nouveau groupe politique en vue des prochaines élections européennes. Si cette décision semble une façon de prendre ses distances avec son partenaire de coalition d’extrême-droite, la Ligue, elle ouvre également des opportunités intéressantes pour redessiner le spectre politique à l’échelle européenne.