Résultat pour : ukraine


En dépit des sanctions, la Russie de Poutine prospère économiquement. L’augmentation des taux d’intérêts (18  %) hauts et la cessation d’une politique économique austère au détriment d’un équilibre budgétaire (déficit de 2  % du PIB) permet à la Russie de maintenir de bons indicateurs de croissance. Mais ce keynésianisme de guerre a ses limites  : en cannibalisant ses réserves, l’économie russe prend le risque de s’épuiser.

Dans son entretien en direct sur X, Donald Trump a ciblé l’Union européenne.

Elon Musk, qui avait répondu publiquement à une lettre de Thierry Breton avec un meme l’invitant «  First, take a big step back… and literally, FUCK YOUR OWN FACE  !  », est revenu sur le rôle de la Commission «  dans la tentative de censurer les Américains  ».

Pour comprendre la doctrine européenne de Donald Trump, il faut prendre cet extrait au sérieux, en le lisant avec attention.

Une autoroute. Des drones dans le ciel. Des voitures fracassées — puis une file de gens qui attendent pour de la nourriture et des draps.
Entre les pro-guerres choqués et les habitants désabusés, comment les Russes de Koursk ont-ils vécu les premières heures de l’incursion ukrainienne dans la zone de Soudja  ? Alors que les informations en provenance du front demeurent extrêmement parcellaires, nous publions les témoignages ordinaires proches de la zone de combat, inédits en français.

Alors que l’incursion ukrainienne en territoire russe en est à son 6e jour, Moscou continue ses frappes contre des civils en Ukraine. Poutine s’est tourné vers le FSB pour conduire une réponse «  antiterroriste  » aux actions ukrainiennes sur son sol alors qu’un incendie s’est déclaré à la centrale de Zaporijjia dimanche. Les combats à Koursk pourraient s’intensifier dans les prochains jours. Point de situation.

Alors que l’incursion à Koursk entre dans son 6e jour, le président ukrainien a diffusé dans la soirée de dimanche des images de la centrale de Zaporijjia en flammes. Si la sûreté nucléaire du site n’est pour l’instant pas impactée, il pourrait s’agir d’un signal adressé par la Russie, confrontée pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale à une invasion — qui reste pour le moment limitée à 650 km² — sur son sol.

Cinq jours après le début de leur incursion dans l’oblast de Koursk, des forces ukrainiennes continuent leur percée, en menant des actions qui visent «  à étendre la guerre au territoire de l’agresseur  » (Zelensky). Pour minimiser les risques d’une crise interne en déclarant l’état de guerre ou la loi martiale, le président russe a décidé de se tourner vers les services de sécurité, en confiant au chef du FSB une opération antiterroriste sur le territoire russe.

Deux ans avant d’envahir l’Ukraine, la Russie de Poutine fixait par ordonnance sa stratégie sportive jusqu’en 2030. Soumis aux courants de la politique extérieure, le Kremlin oscille entre désir de réintégrer les grandes compétitions sportives mondiales et aspiration à en créer de parallèles. À la veille de la cérémonie de clôture à Paris, sur la suggestion de Lukas Aubin qui avait signé au début des JO un 10 points sur la géopolitique du sport en partant de la Russie, nous traduisons ce document officiel, révélateur d’un rapport illusoire au sport comme outil de soft power d’un pays paria.

Les forces ukrainiennes seraient désormais présentes dans des zones situées jusqu’à 35 kilomètres de la frontière internationale avec l’oblast de Soumy. Si dans le brouillard de guerre il est encore difficile d’avoir un tableau précis, il est désormais possible de comprendre certaines dynamiques fondamentales.

Depuis trois jours, l’armée ukrainienne effectue une incursion surprise dans la région russe de Koursk. En neutralisant au moins deux lignes de défense et un bastion, elle a réussi à pénétrer au moins dix kilomètres à l’intérieur du territoire russe, en capturant au moins 11 localités au total, en se battant à la périphérie de Korenovo (en direction du nord-ouest) et de Sudzha. Le Kremlin a déclaré l’état d’urgence dans la région, alors que Zelensky, pour le moment, garde le silence.

Dans la Russie poutinienne, l’histoire est un champ de bataille où la mémoire des atrocités passées lutte contre la réécriture officielle. Le site de Sandormokh en Carélie, charnier emblématique de la Grande Terreur stalinienne de 1937-1938, est devenu un symbole de la résistance historienne face aux tentatives révisionnistes — et la date du 5 août, un jour de mémoire pour ne pas oublier l’horreur.

C’est à l’historien Iouri Dmitriev que l’on doit la documentation de ce massacre. Injustement prisonnier des geôles poutiniennes dans des conditions atroces, il n’était pas sur la liste des personnalités libérées il y a quelques jours.

L’historien Nicolas Werth lui rend hommage.