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Donald Trump a déjà tracé les coordonnées d’une présidence impériale  : déportations colossales, annexions territoriales, monnaie numérique frappée à son effigie, purges administratives. Aujourd’hui, alors qu’il prête serment pour devenir officiellement le 47e président des États-Unis, tout pourrait s’accélérer en quelques heures.

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Aujourd’hui, Donald Trump sera officiellement investi président des États-Unis. La cérémonie, qui se déroulera pour la première fois de l’histoire américaine en présence de chefs d’État, de gouvernement et de groupes politiques alliés ou alignés, aura des allures de sacre. En se rendant à Washington, ces dernières espèrent gagner les grâces de Trump et bénéficier politiquement du soutien du président américain dans leurs pays.

Les hommes les plus riches des États-Unis ont un projet radical. Électrisés par des gains colossaux et par l’intensité des guerres culturelles, ils ont contribué à porter Donald Trump à la Maison Blanche et sont devenus aujourd’hui sa garde rapprochée.

Selon David Bell, professeur d’histoire à Princeton, derrière leur promotion du libertarianisme, de la conquête spatiale ou de «  l’antiwokisme  », ils ont un objectif fondamental  : renverser la démocratie américaine.

De Musk à Thiel en passant par Sacks, Yarvin ou Andreesen, les hommes du président pourraient vouloir franchir le Rubicon.

En moins de 48 heures, la fortune de Donald Trump a été multipliée par sept — Donald Trump détient désormais la première fortune crypto au monde.

Si le cours du OFFICIAL TRUMP continuait d’augmenter, le prochain président des États-Unis pourrait dépasser la fortune de l’homme le plus riche du monde, Elon Musk.

À la veille de son investiture, une question vertigineuse se pose  : et si l’homme le plus puissant de la planète pouvait monétiser son pouvoir en devenant également le plus riche  ?

À partir de demain les États-Unis changeront d’une manière vertigineuse.

Alors que le Congrès tient toujours les auditions de confirmation pour son équipe gouvernementale, Donald Trump pourrait signer jusqu’à 100 décrets dès les premières heures de son deuxième mandat.

Déportations de masse, sortie de l’Accord de Paris, barrage de tarifs et refonte radicale de l’État — 10 points pour se préparer.

L’interdiction du réseau social chinois TikTok aux États-Unis votée l’an dernier par le Congrès est entrée en vigueur aujourd’hui, dimanche 19 janvier. L’application a été rendue inaccessible hier soir et a été retirée de l’App Store et de Google Play. Le futur de la plateforme semble désormais tenir dans les mains de Donald Trump, qui sera investi demain. Il a affirmé vouloir sauver l’application en esquissant un plan de «  joint venture  » avec une prise de contrôle directe du gouvernement des États-Unis — pour que les Américains puissent partager sur le réseau les images de son investiture.

Grâce au lancement de sa propre cryptomonnaie, le $TRUMP, le président élu des États-Unis aurait gagné sur le papier en une soirée 25 milliards de dollars — ce qui reviendrait à presque tripler sa fortune.

Ce développement marque une transformation profonde  : pour la première fois, une personnalité politique peut monétiser d’une manière linéaire son influence et le soutien de ses partisans.

«  Avec Trump, le risque est de voir les États-Unis se comporter comme l’URSS le faisait lorsqu’elle négociait  : ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable.  »

Le nouveau président américain n’entrera en fonction que ce lundi mais ses déclarations ont déjà commencé la révolution qu’il entend engager. Des champs de bataille ukrainiens aux plaines glacées du Groenland en passant par les couloirs de la Commission européenne — Bruno Tertrais, co-auteur de L’Atlas des frontières (Les Arènes, réed. 2024) fait l’anatomie d’une disruption brutale.

«  Cela rend-il l’Amérique plus sûre  ? Cela rend-il l’Amérique plus forte  ? Cela rend-il l’Amérique plus prospère  ?  »

Devant le Sénat, celui que Donald Trump a choisi pour conduire sa diplomatie a décliné l’agenda d’une présidence impériale en explicitant une inflexion importante  : l’America First ne sera pas isolationniste. Elle passera par une projection coercitive des intérêts américains pour remplir la mission historique des États-Unis  : construire, depuis Washington, un nouvel ordre sur une planète cassée.

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.