Résultat pour : routes de la soie


Pour devenir la première présidente de la Commission, Ursula von der Leyen devait convaincre un Parlement européen qui n’aura jamais été aussi politique. Son discours paraît un exercice d’acrobatie, mais son positionnement vaut un programme et mérite d’être étudié de près, dans la première transcription intégrale, traduite en français et largement commentée.

Soucieuse de respecter l’accord de Paris et de réduire durablement ses émissions de CO2, la Chine ferme ses centrales à charbon et bloque les constructions en cours sur son territoire. Dans le même temps, elle entend ne pas pénaliser son industrie et encourage donc ses industriels à investir en dehors du pays, mettant de facto en danger les efforts pour la lutte contre le changement climatique.

La récente visite de Xi Jinping en Italie a débouché sur la signature de l’Italie d’un accord marquant son adhésion à l’Initiative de la Ceinture et de la Route (BRI). Cet événement diplomatique majeur a également été l’occasion de signer un accord directement avec le port de Trieste, ce qui donne à réfléchir sur une stratégie chinoise d’acquisition de ports méditerranéens de plus en plus agressive.

Le deuxième Belt and Road Forum for International Cooperation, s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Beijing. Sebastian Kurz, Viktor Orban, Alexis Tsipras, Giuseppe Conte étaient présents, la France (Affaires étrangères), l’Allemagne (Économie) et l’Espagne (Affaires étrangères), ont envoyé leurs ministres de ressort. Notre carte de la semaine donne un aperçu des pays qui ont participé au sommet.

Thierry de Longuemar

Nous avons rencontré Thierry de Longuemar, vice-président de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), la banque multilatérale lancée par la Chine en 2013. À l’heure où l’hégémonie américaine est remise en cause, cette banque venue de Chine pourra-t-elle constituer une alternative à la Banque mondiale et devenir l’instrument d’un nouvel ordre mondial aux accents chinois   ?

Alors que les exportations chinoises commencent à décliner du fait de la guerre commerciale avec les États-Unis et que la demande domestique ralentit, le PIB de Shenzhen dépasse celui de Hong-Kong pour la toute première fois. Une performance certes très symbolique du modèle chinois, mais qui arrive à point nommé — d’autant que, pour une fois, le succès est «  à domicile  » et non tourné vers l’extérieur.

Dans sa lettre aux Européens, Emmanuel Macron se propose de rendre à l’Europe des frontières véritablement protectrices, notamment en assurant les conditions d’une “juste concurrence” dans le commerce international. En visant ainsi les entreprises d’État chinoises, accusées de recevoir des aides d’État et de ne pas respecter les normes européennes, ainsi que les GAFA, accusés de fraude fiscale, le président français prend une position qui devrait être populaire dans toute l’Europe. Mais les remèdes proposés par Paris le seront ils autant  ?

Depuis le 26 février 2019, jour du bombardement par l’Inde du camp d’un groupe islamiste situé sur le territoire pakistanais, la rivalité qui structure la relation entre ces deux pays depuis leur naissance – notamment autour de la question du Cachemire – connaît un pic de tension, qui présente plusieurs caractéristiques jusque-là inédites. Le risque d’escalade entre deux pays dotés de l’arme nucléaire a suscité l’inquiétude bien au-delà des deux pays.

La révélation par les médias suédois le 13 février d’une rencontre entre l’ambassadrice de Suède en Chine et la fille d’un éditeur sino-suédois emprisonné dans le pays relance le débat sur les relations que le royaume scandinave doit entretenir avec la superpuissance. Depuis plusieurs années, les liens entre les deux pays se renforcent mais la société civile et certains secteurs clés s’inquiètent de l’entrisme chinois.