Résultat pour : macri


Le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, assigné à résidence depuis 2015, a été libéré mardi 30 avril à l’aube par Juan Guaidó et un groupe de militaires détracteurs du chavisme. Après cet acte symbolique, Guaidó a appelé la population à les rejoindre dans la perspective d’un soulèvement pour mettre fin au régime de Nicolas Maduro. En effet, depuis le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s’est auto-proclamé, en tant que chef du Parlement, président de la République par intérim. Dès lors, un bras de fer entre les deux «  présidents  » s’est mis en place, dans un pays enlisé dans une grave crise économique, sociale et humanitaire. Si nombreux sont ceux qui, dès janvier, parlaient de l’armée comme un acteur clef dans le devenir de la crise institutionnelle, la fracture au sein de celle-ci ne semble éclater que trois mois plus tard.

L’incapacité du gouvernement de Mauricio Macri à enrayer la récession économique rend le président argentin sortant de plus en plus impopulaire dans l’opinion argentine. Les pronostics relatifs aux élections présidentielles à venir à partir du 27 octobre prochain demeurent incertains  : les candidats potentiels n’ont pas encore tous annoncé officiellement leur candidature et les divisions agitent plusieurs formations politiques. Les médias argentins contribuent à installer Roberto Lavagna, ministre de l’économie de 2002 à 2005, comme le candidat du consensus, capable de constituer une alternative solide à l’opposition macrisme – kirchnérisme, voire de sortir l’Argentine de la crise économique. Deuxième épisode de notre série sur les enjeux des élections argentines.

Hier, lundi 8 avril, des personnalités politiques latino-américaines et européennes de premier plan ont exprimé leur soutien à Cristina Fernández de Kirchner et à sa fille Florencia, en co-signant une déclaration qui dénonce la “persécution politique” que subissent régulièrement les enfants des politiciens. Signaux faibles qui permettent de suivre la recomposition d’une alliance transatlantique d’extrême gauche.

Alors que les partis de droite ont brandi la lutte anti-corruption comme slogan pour se faire élire dans plusieurs pays latino-américains et que le dernier sommet des Amériques en avril en a fait sa priorité, la corruption persiste. Les cas de corruption ont fait que de nombreux élus politiques ont été démis de leurs fonctions, provoquant ainsi une forte instabilité politique, avec trois vice-présidents en mois d’un an en l’Equateur. Par ailleurs, la lutte contre la corruption apparaît souvent utilisée à des fins de règlement de comptes politiques.

Buenos Aires, San Salvador & Guatemala. En 2019, plusieurs élections présidentielles se tiendront en Amérique latine. En octobre 2019, le peuple argentin élira son nouveau président alors que le pays se trouve en proie à une crise économique majeure. Des élections présidentielles se dérouleront aussi en février au Salvador et en juin au Guatemala.

La Conférence épiscopale argentine a annoncé la réduction progressive des subventions étatiques. Le débat sur le projet de loi légalisant l’IVG, rejeté par le Sénat argentin en août, avait soulevé la question des liens entre l’Église catholique et l’État, alimentée depuis par des nombreux évènements, comme la remise en cause de l’éducation sexuelle intégrale et son soutien à une manifestation contre le gouvernement face à la Basilique Notre-Dame de Luján.

À la veille des primaires en Argentine, lors desquelles la question de l’avortement occupe une place centrale, le Grand continent montre comment les militantes et militants favorables à la légalisation de l’IVG dans ce pays ont réussi à déplacer le débat, du champ de la morale à celui des politiques publiques sanitaires.