Résultat pour : la chine


L’élection de Joe Biden crée une nouvelle opportunité pour l’Europe et les États-Unis de coopérer de manière étroite en matière de lutte contre la coercition économique d’autres puissances. L’Europe devrait bien évidemment travailler à construire la relation la plus étroite possible avec Washington, mais cela n’effacera pas la nécessité pour les Européens de se munir d’instruments efficaces pour négocier avec les grandes puissances et pour protéger leurs entreprises quelle que soit la source des menaces géo-économiques.

Joseph Biden est entré en fonction en étant le président le plus âgé de l’histoire américaine. En outre, il sera le président d’un unique mandat, selon ses propres déclarations, ouvrant ainsi la voie à la jeune direction démocrate émergente. Pour l’instant, c’est l’aile modérée du parti qui a gagné l’élection. Avec Biden c’est une équipe expérimentée, ayant servi sous l’administration Obama, qui arrive au pouvoir. Cependant, les débats publics actuels sont menés par le secteur le plus radical. Quels impacts sur la politique américaine, et notamment les relations avec l’Amérique latine  ?

Lors de l’édition de cette année de la conférence de Munich sur la sécurité, entièrement numérique, les discours des trois dirigeants des États-Unis, de l’Allemagne et de la France ont montré un Occident qui, aujourd’hui, se déplace à trois vitesses différentes, qui représentent autant de possibilités de déviation de l’atlantisme tel qu’il est compris à Washington. L’évolution géopolitique de l’Occident dans les années à venir dépend de ces trois positions.

Vu d’Europe, «  l’arc des crises  » qui frappent l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient s’est, depuis plusieurs années, significativement rapproché des frontières du continent. Dans cette étude, fruit d’un travail au long cours, Charles Thépaut propose une nouvelle manière de construire une politique commune sur les rives sud de l’Europe, dans une démarche de clarification des conditions et des paramètres avec l’allié américain.