Caracas & Managua. La crise économique et l’instabilité politique qui règnent au Venezuela et au Nicaragua sont au coeur de l’actualité régionale et continentale. Si les situations complexes des deux pays diffèrent, l’inflation et les répressions à l’encontre de l’opposition politique par le gouvernement de Maduro au Venezuela et celui d’Ortega au Nicaragua ont conduit à une crise migratoire et humanitaire de grande ampleur.
Le roi Felipe VI a exprimé mardi lors de sa visite à Lima la volonté de l’Espagne de continuer à renforcer les “excellentes” relations bilatérales entre Madrid et le Pérou et a affirmé son soutien à la candidature du pays à l’OCDE.
Le 26ème sommet ibéro-américain, qui s’est tenu à Antigua, au Guatemala, n’a pas réussi à relancer le débat entre les pays de la région sur des thèmes comme les inégalités, le changement climatique et le développement, dans une phase de profonde brouillage des équilibres politiques dans toute l’Amérique latine.
En Amérique latine, l’année 2018 a été ponctuée par de multiples manifestations d’étudiants et de professeurs dénonçant les déficits budgétaires chroniques qui mettent en péril les universités publiques de leurs pays.
Le dimanche 28 octobre, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (PSL) a été élu président du Brésil. Suite au premier tour, le président du Chili, Sebastián Piñera, avait déclaré publiquement son soutien au candidat lors d’une conférence à Madrid en saluant son programme économique. Dimanche dernier, il a été également le premier président à le féliciter en l’invitant à visiter le Chili, montrant une claire volonté de rapprochement et de coopération entre les deux pays.
L’élection présidentielle brésilienne invite à réfléchir sur la place des favelas et des quartiers informels dans l’imaginaire collectif latino-américain.
Lors de sa première visite officielle en Europe, le président colombien Iván Duque a affiché sa volonté d’isoler le régime vénézuélien sur la scène internationale. Cette stratégie s’oppose à celle du Conseil des Affaires étrangères de l’Union qui souhaite privilégier le recours au dialogue. Les scénarios de sortie de crise se multiplient et diffèrent en Europe et sur le continent américain prônant tantôt l’isolement diplomatique, tantôt le dialogue et/ou le recours à la force.
Malgré le faible taux de participation au référendum consultatif sur le changement de nom, le jeu de l’entrée de la Macédoine dans l’Otan et l’Ue est toujours ouvert et se déroule devant le Parlement. Parmi les causes de cet insuccès, les infiltrations de la Russie et le boycott des partis nationalistes.
En plus de sa décision de rejoindre le TPP après le Brexit, le Royaume-Uni semble vouloir signer un accord de libre-échange avec l’Australie. On peut cependant douter des avantages qu’en tirera Canberra, notamment dans le secteur agricole.
La « Viganiade » : feuilleton et décryptage d’une opération de déstabilisation du pontificat de François
MéditerranéeLe 26 août dernier, une attaque mettant directement en cause le pape François paraissait aux États-Unis, en Italie et en Espagne. Carlo-Maria Vigano, un archevêque et ancien nonce apostolique à Washington, affirmait dans une lettre-document de 11 pages avoir personnellement informé le pape François des abus sexuels commis par le Cardinal McCarrick. Selon lui, alors que ce prélat américain avait été écarté par Benoît XVI, son successeur aurait au contraire choisi de le réhabiliter. Vigano concluait son accusation en exigeant la démission du pape. Premier épisode de notre enquête exclusive.