Résultat pour : Hezbollah


Des frappes de drones contre le Hezbollah ont été menées par l’armée israélienne au Liban, tandis que les frappes aériennes se poursuivent sur la bande de Gaza. Les Nations Unies alertent sur le risque humanitaire que courent les populations de Gaza, quelques heures après l’ordre d’évacuation de la ville émis par l’armée israélienne. Le bilan du septième jour de guerre à 19h30 (Paris).

Ce matin, plusieurs roquettes ont été tirées en direction d’Israël depuis le Liban. Le Hezbollah a revendiqué des frappes «  en solidarité  » avec l’offensive à grande échelle lancée hier par le Hamas. Israël a répliqué dans la matinée avec des frappes en direction du Sud Liban. À Gaza et autour, le Premier ministre israélien Netanyahou a déclaré qu’Israël se préparait à «  une guerre longue et difficile  ». Le point à 11h (Paris).

Plus que jamais, l’équation fragile sur laquelle l’échiquier politique libanais repose est proche de s’effondrer. Économie en ruine, corruption galopante, tensions permanentes avec Israël et révolte populaire ont créés un environnement toujours plus instable. Au cœur du système communautaire, le Hezbollah («  parti de Dieu  ») fait figure d’incontournable défenseur du statu quo et de pièce maîtresse sans laquelle rien ne peut réellement évoluer dans le pays. Pour la première fois ouvertement défié jusque dans ses fiefs du sud-Liban lors des évènements récents, le parti chiite s’accroche au système actuel, quitte à entretenir son blocage, et provoquer à terme sa chute  ?

Entre discussions budgétaires et affaire Fakhoury, la rentrée libanaise aura été marquée par un renouvellement des hostilités entre Israël et le Hezbollah, dont certains membres combattent en Syrie au côté de l’Iran, tandis qu’Israël tente de détruire leurs positions sur place. Le survol illégal de Beyrouth-Sud par deux drones israéliens (dont l’un s’est écrasé tandis que l’autre a explosé en vol) a légitimé les propos belliqueux du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah. Depuis lors, les provocations réciproques se sont multipliées, chacune étant mobilisée par les parties aux fins de leurs propres objectifs politiques. L’ensemble dénote à nouveau la faible assise démocratique d’un gouvernement libanais qui, bien qu’élu, peine à s’appuyer sur des citoyens désabusés, pour contrer les mécanismes enclenchés par des entités infra-étatiques non démocratiques.

Si l’année 2017 avait mis sur le devant de la scène internationale le premier ministre libanais Saad Hariri, 2018 a vu la réapparition du président Michel Aoun dans le débat public. Personnage clé de la politique libanaise, il fut élu en 2016, au 46ème tour de l’élection présidentielle, après deux années d’impasse politique. Dans un entretien publié par Le Figaro dimanche 23 septembre 2018, il en a profité pour partager sa vision de la politique à mener à l’intérieur et à l‘extérieur du pays, l’occasion pour lui de s’adresser à l’Europe.

L’Amérique de Donald Trump se prépare à la guerre en Iran, sans savoir laquelle.

Alors que depuis l’invasion de l’Irak, les États-Unis n’avaient jamais déployé autant d’avions de guerre au Moyen-Orient, Berger, l’un des officiers les plus brillants de l’armée française, réunit des notes à chaud sur une séquence ouverte.

Tandis que l’armée américaine continue de masser des navires et des moyens aériens à proximité de l’Iran, les principales puissances régionales tentent de désescalader la situation pour éviter que d’éventuelles représailles iraniennes n’embrasent le Moyen-Orient.

Téhéran s’est dit prêt aujourd’hui, vendredi 30, à engager des discussions avec Washington sur son programme nucléaire, mais appelle Trump à cesser ses menaces.

La répression sanglante des manifestations est le signe d’un appareil d’État iranien voué à l’effondrement.

Divisées en clans, tenues par des clientèles, accaparant les ressources, les élites politiques et militaires de Téhéran ont fait de la corruption un mode de gouvernement.

Alors que Trump masse une «  armada  » autour de l’Iran, un régime paralysé se prépare à livrer sa dernière bataille.

«  Réprimer les manifestants avant d’accorder des réformes  » — la République islamique continue d’appliquer le conseil d’Henry Kissinger au shah.

Mais depuis un mois, une chose fondamentale a changé  : le tremblement de terre à Téhéran est en train de secouer le reste de la région.

Alors que les forces américaines se massent autour du golfe, Vali Nasr, auteur de Iran’s Grand Strategy (Princeton University Press, 2025) propose une géopolitique des manifestations.