Pourquoi les mouvements sociaux décideront du nom du nouveau président argentin.
Pourquoi les mouvements sociaux décideront du nom du nouveau président argentin.
Que se passe-t-il en Amérique du Sud ? L’embrasement éclair des sociétés dans plusieurs pays laisse présager d’une recomposition profonde des scènes politiques nationale et régionale.
Dimanche 11 août, les Argentins ont été appelés aux urnes pour élire les candidats pour l’élection du 27 octobre. Ouvertes, simultanées et obligatoires, ces élections primaires permettent pourtant d’établir un vaste sondage des intentions de vote pour le scrutin présidentiel.
La publication de documents par la Commission européenne et par le Ministère des Relations Extérieures et du Culte argentin spécifiant certains points de l’accord entre l’Union et le Mercosur ont déclenché une série de débats entre figures politiques, journalistes et citoyens argentins. Si les polémiques sont avant tout structurées autour de la capacité de l’industrie argentine de faire face à la concurrence européenne, d’autres points comme la libéralisation des marchés publics ou les limites imposées aux entreprises publiques ont aussi été soulevés.
L’annonce d’un candidat à la vice-présidence péroniste dans la formule de la coalition au pouvoir avec laquelle Mauricio Macri cherchera sa réélection confirme les soupçons sur l’élection présidentielle argentine de cette année : la principale stratégie électorale sera finalement celle de l’hyperpolarisation. Selon les narratives des partisans des deux camps, deux modèles de pays très différents s’affronteront.
À l’heure de la pandémie mondiale et alors que plusieurs systèmes s’essayent à la survie, la vieille question de la meilleure forme de gouvernement a fait son grand retour.