« Quelle page et quel livre vous aident à tenir, Benjamin Labatut ? »
Écrivain
Javier Cercas est un écrivain espagnol né en 1962 à Ibahernando, municipalité de la province de Cáceres, en Estrémadure. Il est également chroniqueur à El Pais.
« Quelle page et quel livre vous aident à tenir, Benjamin Labatut ? »
« Le cocido dévore tout (on peut y ajouter tous les ingrédients qu’on veut) — à tel point que je ne sais pas, quand on le mange, si c’est bien nous qui le mangeons ou si c’est lui qui nous mange. »
« Au Vatican les plus hauts responsables m’ont demandé de quoi je voulais parler avec le pape. Je leur ai répondu : de la résurrection de la chair et de la vie éternelle. Je veux lui demander si ma mère verra mon père après la mort. »
Le nouveau livre de Javier Cercas est un événement littéraire : un roman vrai qui a le pape François pour personnage principal.
Dans un entretien fleuve, il nous confie la genèse de ce projet hors norme.
Comme celle du roman à travers l’histoire, la forme de l’Europe est en train de changer. En 2024, l’Union devra découvrir un nouveau modèle : il nous est encore permis d’espérer. Un viatique pour ouvrir l’année — signé Javier Cercas.
Les transformations qui agitent l’Espagne sont parfois mal connues, difficiles à comprendre ou à interpréter. Au-delà des données, nous avons essayé dans cette longue conversation avec Javier Cercas de prendre de la hauteur. Le romancier, dont l’œuvre ne cesse d’interroger la manière dont le passé s’incarne dans le présent, y dessine les tensions qui traversent l’Espagne contemporaine — à quelques semaines d’une élection historique.
Dans ce nouvel épisode de notre série Grand Tour, Javier Cercas revient sur son enfance passée en Espagne — entre l’Estrémadure natale et la Catalogne d’adoption. À travers ce double déracinement géographique et spirituel qui l’a guidé vers la littérature, l’auteur de Soldats de Salamine interroge les notions d’identité et de patrie. Il médite sur la diversité culturelle et linguistique de l’Espagne, largement méconnue en Europe.
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C’est parti