Méditerranée

Projet E1 : le plan israélien pour « enterrer l’idée d’un État palestinien »

Guerre

« L’énigme permanente de l’Albanie », Grand Tour avec Jean-Christophe Rufin

Grand Tour
Long format

Un premier été en stop, un village perché, une maison de maître oubliée.

«  À Ajaccio je ne suis pas touriste  : je travaille  » — il y a deux ans, Pierre Assouline a «  retrouvé  » la Corse.

Désormais, il y revient hors saison  : entre conversations passionnées, rencontres littéraires et quelques longueurs à la piscine municipale, l’île est devenue un lieu d’écriture.

Lorsqu’elle descend en train vers Vico Equense depuis son université de Cambridge, Helen Thompson a toujours un ou deux volumes de Roberto Calasso dans sa valise.

L’été dernier, elle a lu Moby Dick en regardant la mer.

Depuis son premier contact avec le Vesuve — «  à douze ou treize ans  » — il ne l’a jamais quitté.

Pour l’économiste anglaise, la baie de Naples a été «  un point de départ symbolique  ».

Notre série d’été Grand Tour pose ses valises en Italie.

Sur les pas de D’Annunzio, des Agnelli et de Thomas Mann, l’écrivain Edoardo Nesi (prix Strega 2010) a fait de Forte dei Marmi son lieu de villégiature unique — au point de développer une douce obsession.

Pour son extraordinaire assiduité et sa fidélité à la ville, le maire l’a fait citoyen d’honneur de la cité balnéaire.

En nous racontant la recette d’un Martini magique, les gloires passées d’une boîte de nuit déchue, les villas légendaires, les très longues plages, Nesi nous dévoile l’usage de l’été sur la côte toscane.

La scène pourrait ouvrir un roman.

Gérard Araud a vingt ans. Il est face au Parthénon. Il pleure de joie — la Grèce ne le quittera plus.

Aujourd’hui, à Hydra, il retrouve chaque année les coquelicots, les chemins de la ville à l’eau et les fantômes de l’île comme Leonard Cohen ou Jackie Onassis. Mais aussi l’esprit des exilés, de retour pour Pâques.

Et toujours la même énigme  : la couleur de l’eau.

Un secret, une bataille et une blessure de jeunesse.

Missolonghi est surtout oxymore  : rester libre alors qu’on est assiégé.

Depuis qu’elle l’a vu renaître, Nikos Aliagas y revient tous les ans.

Pour ouvrir la saison 2026 de Grand Tour, il nous ouvre les portes de son miroir des siècles  : une ville qui nous regarde pour ce que nous sommes.

«  Des convergences fortes  » — c’est l’expression clef à retenir du communiqué commun publié par la France et l’Italie après la rencontre éclair du 3 juin.

Pour comprendre pourquoi cet exercice diplomatique était nécessaire, il faut remonter aux sources des tensions inquiétantes qui ont agité ces dernières années les sœurs latines.

Bilan et perspectives signés Marc Lazar.

Aujourd’hui marque le cinquantième anniversaire du déclenchement de la guerre civile libanaise.

Marwan Chahine a passé 10 ans à enquêter et à récolter des témoignages sur et autour de cette date.

Avec Beyrouth, 13 avril 1975, il signe un magistral récit de narrative non fiction «  par en bas  », à la Jérémie Foa.