Asie Intermédiaire

Long format

L’ISI, le très puissant service de renseignements pakistanais, dont Asim Munir vient d’être nommé directeur général, a démontré dans ces dernières semaines qu’elle maintient encore un haut niveau d’influence sur l’État, entre la démission d’un juge de la Haute Cour d’Islamabad et les accusation contre les ONG étrangères.

Après avoir nié toute responsabilité dans la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, les autorités saoudiennes ont cédé aux pressions internationales en annonçant sa mort dans une altercation musclée lors de sa visite au consulat d’Istanbul. Bien que les services de renseignement servent de bouc émissaire tout trouvé, l’affaire Khashoggi signifie la fin du silence de la communauté occidentale envers la modernisation à marche forcée impulsée par le prince héritier Mohammed Ben Salmane.

L’attribution à Nadia Murad du prix Nobel de la paix 2018 aux côtés de Denis Mukwege représente un pas de plus pour l’ensemble de la communauté yézidie irakienne vers la reconnaissance du génocide perpétré par l’État islamique à leur encontre. L’objectif est la recherche d’un support plus important de la part de la communauté internationale pour une minorité dont la situation économique et sociale reste déplorable en Irak.

Téhéran poursuit le développement de son programme aérospatial avec l’annonce de la mise en orbite de plusieurs satellites. L’émergence de l’Iran comme une puissance spatiale est susceptible d’inquiéter son environnement proche et lointain, d’autant que l’évolution du programme spatial iranien sous-tend le développement de son programme balistique.

L’Arabie saoudite a une fois de plus ignoré les demandes de l’administration Trump de baisser le prix mondial du pétrole brut afin d’affaiblir l’Iran. Le rejet saoudien n’est cependant que le dernier d’une série de malentendus avec Washington sur divers dossiers de politique étrangère et du Moyen-Orient. Ces différences pourraient masquer des difficultés beaucoup plus profondes dans les relations historiques entre l’Arabie saoudite et les États-Unis.

Le délai accordé par le Groupe d’Action Financier (GAFI) à l’Iran pour se conformer aux standards internationaux en matière de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent arrive à terme en ce début de mois d’octobre. Alors que le GAFI fait peser la menace de sanctions imminentes contre le pays, l’adoption de ces recommandations divise la classe politique iranienne.