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L’Iran se prépare-t-il à une guerre ? Vali Nasr sur la géopolitique des manifestations

Guerre

Peuple, guerre, résistance : la société iranienne au-delà du blackout

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Alors que les manifestations s’intensifient en Iran dans la répression sanglante du régime, Trump parle de regime change — et le fils du dernier shah d’Iran, Reza Pahlavi, s’active en coulisse.

Qui est-il  ? Que représente-t-il vraiment  ? Pourquoi Israël et les Américains misent-ils sur lui contre le régime de Khamenei  ?

Pour comprendre cette figure, il faut l’inscrire dans la longue durée du changement de régime en Iran.

Portrait et enquête au cœur de la fabrique du phénomène Pahlavi.

Pour comprendre où va l’Iran qui se soulève ces jours-ci contre le régime des ayatollahs, on néglige trop souvent un point de départ pourtant évident  : les nombreuses enquêtes d’opinion sur le sentiment de la population à l’égard de sa propre situation.

Que veulent vraiment les Iraniens  ?

Esfandyar Batmanghelidj livre une étude fouillée et des graphiques clefs.

Face à l’annonce d’un «  deal  » de paix à Washington entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en échange d’un corridor de sécurité qui donne aux États-Unis un accès unique au Caucase du Sud, le Kremlin est resté relativement discret.

Le coup de Trump, qui sert sans doute en interne son récit de «  président de la paix  », le place-t-il pour autant en position de force face à la Russie de Poutine avant le sommet du 15 août en Alaska  ? Il y a tout lieu d’en douter.

Une étude en 7 points sur cette séquence et les réactions dans la région signée Guillaume Lancereau.

Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique.

L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante.

Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.

Sommes-nous entrés dans un troisième âge du regime change  ?

Depuis deux ans, Israël a habilement utilisé ses succès militaires pour entretenir proactivement autour de lui un chaos politique — de l’Irak à la Syrie jusqu’à l’Iran.

Nous revenons avec le chercheur Gilles Dorronsoro sur les implications de cette stratégie pour la région et pour le monde.

L’entrée en guerre des États-Unis face à l’Iran met Israël devant son dilemme stratégique.

Alors que Benjamin Netanyahou est désormais en mesure d’aller au bout de sa logique en renversant le régime à Téhéran, a-t-il vraiment intérêt à le faire  ?

Analyse à chaud et perspectives par l’historien et ancien ambassadeur Élie Barnavi.

Pourquoi Israël a-t-il choisi ce moment pour frapper l’Iran  ?

Comment expliquer l’efficacité tactique de son attaque  ?

Que dit-elle de notre impréparation en Europe  ?

Que changent les frappes américaines  ?

Au-delà des implications stratégiques majeures, ce qui se passe au Moyen-Orient depuis une semaine est-il en train d’expliciter une nouvelle réalité de la guerre  ?

Alors que les combats continuent, Stéphane Audrand dégage les principales tendances qui pourraient définir cette séquence.

Dans son éditorial du 18 juin, le quotidien conservateur The Jerusalem Post appelle Trump à former une coalition au Moyen-Orient pour organiser la partition de l’Iran.

Si elle ne reflète pas la position officielle du gouvernement ni de l’establishment israélien, cette publication, remarquée aux États-Unis, signale la désinhibition stratégique d’une partie des faucons en Israël, confortés par les succès tactiques d’Am Kalavi  : aucune option ne saurait désormais être écartée.