Asie Intermédiaire

« Les Iraniens ne sont pas les pions d’une histoire qui nous dépasse »,  une conversation avec Mitra Hejazipour

Iran : la guerre du changement de régime

L’autre guerre : le Pakistan et l’Afghanistan face au chaos iranien

Guerre
Long format

La guerre — le pétrole — le dollar.

Le cycle qui s’est ouvert au Moyen-Orient après l’opération lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran a quelque chose d’étrangement familier.

Mais si la dynamique politique profonde de cette crise est fondamentalement différente, il faut se préparer à entrer dans une instabilité structurelle.

Entretien avec Helen Thompson, autrice d’une Histoire politique du monde fossile (Flammarion, 2024).

Netanyahou a réussi à faire basculer Trump dans ce qui pourrait devenir une nouvelle guerre sans fin.

Après les visées des néoconservateurs de l’ère Bush, le Premier ministre veut forger «  un nouveau Moyen-Orient  » par la guerre.

Entretien avec le spécialiste germano-égyptien Asiem El Difraoui.

Du brouillard de guerre émergent des images et des données.

Plus de 1 000 frappes, plusieurs centaines de morts, dont le guide suprême Ali Khamenei, des milliers de drones et de projectiles, et des millions de personnes impactées dans plus de dix pays.

Après 24 heures, la guerre pour le changement de régime se poursuit en Iran et dans tous les pays du Golfe—même si Donald Trump annonce avoir donné son accord pour reprendre les négociations.

Nous faisons le point.

L’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 est mort hier, 28 février 2026, dans le cadre des attaques menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique afin de provoquer un changement de régime par la force.

Sa disparition, sans savoir si elle conduira à un changement de régime par la force, à une transition vers un proche, ou vers un chaos généralisé, marque la fin d’un pouvoir de 37 ans qui a défini et structuré la nature du pouvoir de la République islamique.

Nous revenons sur les grandes étapes de son existence, de son enfance pieuse au Nord de l’Iran et sa rencontre avec l’ayatollah Khomeyni pendant des études de théologie au renforcement progressif de son pouvoir brutal au sein du régime iranien.

La carte des réactions des pays à l’opération militaire lancée ce matin, 28 février, par les États-Unis et Israël, révèle l’implosion de normes communes au sein du bloc occidental et plus généralement une fragmentation accélérée de tous les espaces d’alliance.

Il n’y a pas d’«  Occident  » opposé à un «  Sud global  », pas de BRICS + ou d’OTAN, mais une seule ligne de fracture non linéaire qui traverse tous les ensembles et se traduit par une absence de positionnement global.

Ce matin aux alentours de 7h30 (Paris) les États-Unis aux côtés d’Israël ont déclenché une séquence militaire que Donald Trump a qualifié lui-même de «  guerre  ».

Que se passe-t-il exactement  ? Que cherche Trump  ? Que peut faire le régime des ayatollahs  ? Et pourquoi cette guerre pourrait-elle dépasser largement l’Iran  ?

Nous faisons le point.

Le fils du shah veut être l’homme du regime change.

Dans une adresse en persan au peuple iranien, il a appelé les forces armées régulières à la loyauté envers la Nation.

Après le lancement de l’opération d’Israël et des États-Unis pour faire tomber la République islamique, il se tient à la disposition de Donald Trump.

Nous le traduisons.

Alors qu’Israël a déclenché l’opération Lion’s Roar ce matin sur le territoire iranien, Donald Trump a annoncé dans une vidéo sur Truth Social «  une opération massive  » et prévient que «  les vies de courageux héros américains pourraient être perdues, et nous pourrions subir des pertes. Cela arrive souvent dans une guerre…  »

Nous traduisons ce discours historique.