Amériques

Long format

Alors que les menaces d’intervention militaire américaines en Iran se précisent dangereusement depuis l’attaque des pétroliers en Mer d’Oman le 13 juin et la destruction d’un drone américain par les forces iraniennes le 20 juin, une autre bataille se joue bien loin des côtes iraniennes. La diaspora iranienne aux États-Unis se trouve au milieu d’une véritable bataille d’opinion que se livrent différents groupes cherchant à influer sur la politique américaine face à l’Iran.

Le 16 juin a eu lieu le premier tour de l’élection présidentielle au Guatemala. Le prochain Président pour la période 2020 – 2024 sera finalement élu lors du deuxième tour, le 11 août. Les Guatémaltèques devront choisir entre Sandra Torres (26  % des voix), représentante de la social-démocratie (qui a évolué du centre-gauche au centre-droit), ancienne Première dame et femme d’affaires «  maquilera  », et Alejandro Giammatei (14  % des voix), représentant de la droite ultra-conservatrice, médecin et ancien directeur du système pénitentiaire.

Les dirigeants de United Technologies et de Raytheon ont annoncé leur fusion prochaine pour faire émerger un colosse américain de l’aéronautique, 2ème mondial du secteur derrière Boeing. Cette course au gigantisme donne le vertige avec un chiffre d’affaires estimé à 74 milliards de dollars et fait craindre une concurrence déséquilibrée, dans les négociations avec le Pentagone notamment. Le président Trump s’est montré inquiet de ce rapprochement.

L’annonce d’un candidat à la vice-présidence péroniste dans la formule de la coalition au pouvoir avec laquelle Mauricio Macri cherchera sa réélection confirme les soupçons sur l’élection présidentielle argentine de cette année  : la principale stratégie électorale sera finalement celle de l’hyperpolarisation. Selon les narratives des partisans des deux camps, deux modèles de pays très différents s’affronteront.

Suite à la renonciation du Brésil à accueillir la COP25, le Chili a été élu pour abriter l’événement qui se tiendra du 2 au 13 décembre 2019 dans sa capitale Santiago. L’organisation de la COP25 n’a pas échappé à la critique et aux difficultés, notamment liées à l’infrastructure et au temps dont dispose le pays pour organiser ce conclave mondial qui réunira des représentants de plus de 196 pays. Pourtant, le pays reste attaché à la préservation de l’environnement et au développement des énergies renouvelables  : le président Sebastián Piñera vient d’annoncer l’intention du gouvernement de fermer les huit plus anciennes centrales au charbon d’ici 2024. Avant 2040, il ne devrait plus en rester aucune en fonctionnement.

Que ce soit en Colombie, en Argentine ou aux États-Unis, les footballeuses ont levé leurs voix aux cours des derniers mois pour dénoncer le sexisme dans le milieu sportif, qui se manifeste tant à travers le harcèlement que dans l’immense différence des salaires. La plupart des pays latino-américains ne compte d’ailleurs pas encore avec une ligue professionnelle de football féminin  : la pratique de ce sport par les femmes est invisibilisée et leur effort n’est souvent nullement rémunéré.

Un article du Wall Street Journal révèle que la Russie a décidé de retirer des conseillers stratégiques employés par la compagnie étatique russe Rostec, vitaux pour la survie du régime du président vénézuélien Nicolas Maduro. Cependant, Moscou s’est empressée de réaffirmer le soutien de Moscou à Maduro. En réalité, le départ des hommes de Rostec ne représente pas un revers majeur pour le régime vénézuélien mais davantage une transition dans l’approche de la Russie envers le Venezuela. Le soutien militaire de la Russie sera dorénavant assuré par le Service Fédéral pour la Coopération Militaire et Technique de la Russie (FSVTS), signe d’un intérêt géopolitique et non plus économique.

Le rôle des Caraïbes et d’autres sous-régions d’Amérique latine dans le trafic international de drogues demeure un angle mort. Marqué par des lectures politisées, le peu d’information disponible tend à simplifier la complexité du problème, ce qui amène les chercheurs et les décideurs à négliger les points nodaux du marché des drogues illégales et, par conséquent, à ignorer leurs implications.