Amériques

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Alors que Maduro a décidé de suspendre le dialogue avec l’opposition en réponse aux nouvelles sanctions annoncées par Trump, Temir Porras maintient sa position initiale  : la seule sortie de crise possible est la négociation, à tous les niveaux de la société. L’ancien conseiller de Hugo Chávez a accepté de commenter l’actualité vénézuélienne depuis les Etats-Unis, où il a été invité par le parti démocrate.

Les deux fusillades qui se sont déroulées à El Paso et à Dayton à quelques heures d’intervalle le week-end des 2 et 3 août ont levé à nouveau le voile sur le problème des tirs d’armes à feu aux États-Unis. En effet, les fusillades de masse ne sont que la partie visible de l’iceberg du problème des armes à feu en Amérique  : la présence massive d’armes à feu dans la société américaine remonte à la race et à la partisanerie, où le ressentiment d’une majorité blanche de plus en plus réduite est devenu une force politique majeure.

Le 18 mai dernier, l’ancienne présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner (2007-2015) a annoncé qu’elle briguerait la vice-présidence du pays –et non pas, comme beaucoup l’espéraient ou le craignaient, la présidence- lors des élections du 27 octobre. À la tête de la coalition du Frente de Tod☀s (Front de Tous) se trouve donc Alberto Fernández, péroniste de longue date qui s’était pourtant éloigné sensiblement du kirchnérisme à partir de 2008. Une formule surprenante lorsqu’elle est annoncée, mais dont le but devient vite clair  : plaire à tous ou, faute de cela, au plus grand nombre. Dans un pays où le féminisme connaît depuis quelques années un essor historique, ce terme de «  tous  » devient un engin à manier avec précaution.

La sortie des États-Unis du traité sur les FNI contribue à affaiblir un système de maîtrise des armements certes en crise, mais encore central pour l’ordre international. Nombre d’experts envisagent déjà une période de fortes tensions qui se répercuteront dans deux domaines  : les relations transatlantiques et la présence américaine en Asie.

Le 28 juin, l’accord de libre-échange entre l’Union et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) a été annoncé. Le processus de coopération entre les deux blocs a été initié il y a plus de vingt ans  : un premier accord de coopération a été signé en 1992, promulgué plus tard en 1995. Le processus a stagné depuis 2004. Le gouvernement Bolsonaro a dirigé la reprise des négociations du côté sud-américain, contribuant ainsi à la projection du Brésil sur la scène internationale.

À l’histoire rocambolesque de corruption en constante évolution des dirigeants de Petróleos de Venezuela S.A (PDVSA), vient maintenant s’ajouter la disparition de Juan Carlos Márquez Cabrera, secrétaire général des entités corporatives de PDVSA entre 2004 et 2014. Sa mort ajoute une pièce à un puzzle dans lequel la corruption est clé pour comprendre la crise de l’une des principales économies du continent latino-américain au début du XXIe siècle.

Face à l’hostilité des États-Unis de Donald Trump à l’égard du libre-échange et des règles qui structurent les relations internationales, de nouveaux acteurs peuvent revitaliser et redéfinir l’ordre mondial libéral. L’accord conclu entre l’Union et le Mercosur le 28 juin dernier représente, dans cette perspective, une opportunité cruciale. Mais le temps presse.

On connaîtra mardi le nom du successeur de Theresa May à la tête du Parti conservateur et donc à la tête du gouvernement. Ce sont les 160 000 membres du parti qui feront le choix entre le Brexiteer dur et ancien chef de la diplomatie Boris Johnson, et son successeur au Foreign Office Jeremy Hunt. Boris Johnson est le favori des sondages. Il l’est aussi de Donald Trump, le président américain, qui lui a apporté un soutien très appuyé. Préludant peut-être à la relance de la special relationship, sous l’angle inédit d’un populisme transatlantique.

Boire du café est un rituel, même un besoin pour quelques-uns. Or, cette boisson populaire qui contribue à la vie sociale de centaines de personnes chaque jour dans le monde, représente aussi une réalité difficile pour des communautés rurales entières, cachées à l’autre bout de la chaîne de valeur. Le cas du Guatemala, dixième exportateur mondial, représente un exemple des diverses dynamiques sociales et des injustices caractérisant la phase de production des grains.