Amériques

Long format

Donald Trump veut utiliser la menace douanière afin de forcer le Mexique à lutter plus fortement contre l’immigration illégale à la frontière. Si elle est inédite et probablement habile d’un point de vue électoral, cette stratégie pose des problèmes légaux touchant aux limites du pouvoir exécutif. De plus et surtout, elle pourrait être aussi contre productive.

En situation de guerre commerciale ouverte avec la Chine, faisant face à un afflux massif de paquets de petite taille envoyés par les sites chinois de commerce en ligne, les États-Unis ont décidé, en octobre dernier, de sortir de l’Union Postale Universelle afin de forcer la Chine à conclure un accord bilatéral qui leur serait plus favorable. Ce serait là un évènement historique s’il se confirmait  : il reste toutefois encore quelques mois aux deux pays pour trouver un terrain d’entente et éviter cette rupture.

Au Brésil, la politique de réduction des dépenses d’éducation a atteint son apogée ces dernières semaines, si bien que la situation du monde universitaire brésilien devient comparable à celle de ses voisins latino-américains. Le durcissement politique de Jair Bolsonaro à la suite des protestations massives des étudiants a contribué à détériorer les relations entre le président et des membres du Parti Social-Libéral.

Ce samedi 18 mai, Cristina Fernández de Kirchner, l’une des principales figures politiques de l’Argentine, ancienne présidente et actuelle sénatrice, a annoncé la candidature à la présidence d’Alberto Fernández, son ancien chef de cabinet, tandis qu’elle-même briguera la vice-présidence. Après avoir maintenu le silence quant à sa candidature durant plusieurs semaines, Fernández de Kirchner annonce ainsi son renoncement. Si la date et le geste sont fortement symboliques, cette annonce a surpris autant les médias argentins que le monde politique et marque un tournant dans le déroulement de l’élection présidentielle, sinon dans la trajectoire politique argentine.

Mardi 7 mai, le président du Brésil, Jair Bolsonaro (PSL), a signé un décret qui facilite l’importation et la détention d’armes à feu dans des espaces publics permettant ainsi d’augmenter la quantité de munitions qu’une personne peut acheter en un an. Toutefois, samedi 11 mai, la Cour Suprême a donné cinq jours au président pour justifier ce décret que ses détracteurs jugent inconstitutionnel.