Pièces de doctrines


L’extrême concentration de la richesse dans le capitalisme américain est en train de démanteler la démocratie aux États-Unis à une vitesse vertigineuse.

C’est une menace existentielle pour l’Europe.

Pour le ministre espagnol Pablo Bustinduy, il n’est pas trop tard — à condition d’aller à la racine du problème.

En un peu moins d’un mois, l’administration Trump a détruit l’un des outils les plus puissants des États-Unis  : l’aide au développement.

Ce choc mondial doit être une opportunité.

Pour l’Union et ses États membres, le temps est venu de mettre le développement au service de la puissance.

«  En s’attaquant directement au pouvoir et à l’influence des Big Tech, les Européens peuvent encore créer une alternative. Ce n’est qu’à cette condition que la technologie pourra continuer à contribuer à la prospérité commune, au lieu de devenir un outil de domination permettant à une minuscule élite d’asservir le reste de l’humanité  ».

Un inédit signé Daron Acemoğlu, Prix Nobel d’Économie.

Pour gouverner les États-Unis et rester au pouvoir, Donald Trump a besoin de mettre en scène un rituel sacrificiel continu  : détruire l’Amérique et les Américains. Cette nouvelle politique n’a pas de stratégie. Elle ne cherche aucune fin. Elle absorbe toute forme d’opposition.

Ian Garner forge un concept pour saisir ce vertige  : la destruction spectaculaire.

Pour la nouvelle Silicon Valley, l’Occident est un espace vital.

En travaillant pour prendre Washington, le projet de la techno-droite autour de Trump est en train de réécrire le mythe le plus important de l’Amérique  : la destinée manifeste.

Donald Trump et Elon Musk sont-ils en train d’hypnotiser le monde  ? L’une des figures les plus brillantes de la philosophie hongkongaise de nouvelle génération, Jianwei Xun, précise le cadre d’une intuition, en forgeant une nouvelle notion  : «  hypnocratie  » — que pouvons-nous face à l’empire des fantasmes  ?

Nous vivons aujourd’hui un moment qui changera le cours de l’histoire.

Selon l’économiste Branko Milanovic, «  le 20 janvier 2025 restera comme une date symbolique, celle de la fin de la mondialisation néolibérale  ».