Comptes-rendus


«  L’ouvrage de Marc Belissa et Yannick Bosc présente l’insigne avantage de rappeler ce qui devrait être une évidence universelle, à savoir le fait qu’un mouvement de concentration autoritaire du pouvoir, de centralisation bureaucratique, de surveillance et de dépolitisation de la société n’est «  efficace  » que dans la stricte mesure où on se donne la dictature personnelle pour idéal de société.  » Une lecture de Guillaume Lancereau.

Dans son livre Tomorrow the World, publié en 2020, il étudie le débat sur la politique étrangère et sur le rôle des États-Unis dans l’ordre mondial au cours de la seconde guerre mondiale. Nous lui avons demandé comment cette nouvelle vision du rôle des États-Unis, en tant que garant de «  la paix par la force  » influence la scène internationale contemporaine, en tournant notre attention vers les «  guerres sans fin  », le retrait d’Afghanistan et la compétition avec la Chine.

Pour comprendre la défaite américaine en Afghanistan, les explications avancées semblent toujours tomber dans des impasses culturelles et militaires. Adam Baczko, dans La guerre par le droit, les tribunaux Taliban en Afghanistan (CNRS éditions) apporte un nouveau regard sur la question en montrant que la guerre a peut-être été perdue du fait d’une défaite juridique et anthropologique. Dans cet entretien, il revient sur le système Taliban, la logique des opérations américaines et les leçons à en tirer.

«  L’association entre la création de l’État-providence et des banques centrales publiques au milieu du XXe siècle n’a pas été abandonnée.  » Shahin Vallée s’est entretenu avec Eric Monnet à propos des propositions formulées dans son dernier essai La Banque-providence. Démocratiser les banques centrales et la monnaie, paru aux éditions du Seuil.

Le contexte géopolitique a connu des revirements majeurs durant ces derniers mois  : retrait d’Afghanistan, crise des sous-marins ou encore tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine. Dominique Moïsi, chercheur à l’Institut Montaigne, revient dans cet entretien sur ces évènements et sur son propre parcours.

Penser et écrire la guerre. Contre Clausewitz (1780-1837)

Si l’œuvre de Clausewitz n’était, au départ, pas destinée à être publiée, elle a depuis connu une forte résonance dépassant les domaines du monde militaire et de l’histoire. Au-delà de multiples usages et mésusages, retrouver Clausewitz c’est aussi plonger dans les controverses militaires qui émaillent la période s’étalant de la guerre de Sept Ans à l’expédition d’Espagne en 1823.