Résultat pour : routes de la soie


Xi Jinping a ouvert – puis refermé – le second Belt and Road Forum for International Cooperation, qui s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Pékin. L’occasion de renouveler la promotion d’un nouveau modèle de gouvernance, mais qui fut néanmoins sensiblement plus timoré que l’édition précédente. Face aux critiques de la BRI, de nouveaux éléments ont été mis en avant dans le discours.

En raison du volume croissant des investissements chinois en Grèce, l’implication d’Athènes dans les initiatives politiques de la Chine s’intensifie  : le 12 avril dernier, la coopération entre Pékin et les pays d’Europe centrale et orientale a été requalifiée de Format 17+1 avec l’adhésion officielle de la Grèce lors du sommet de Dubrovnik, en Croatie. Présent au Forum de l’Initiative Route et Ceinture (Belt and Road Initiative – BRI), le premier ministre grec Alexis Tsipras a ainsi réaffirmé la place stratégique de la Grèce dans les échanges entre l’Est et l’Ouest.

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La réponse européenne a longtemps tardé en raison des inquiétudes que suscite l’initiative chinoise. Cependant, alors que certaines puissances telles que les États-Unis tentent de s’opposer frontalement au projet chinois, l’Union européenne a choisi de développer un plan de connectivité qui pourrait être complémentaire à l’Initiative.

Un dossier synthéthique et quelques cartes pour saisir les limites l’un des dossiers les plus complexes de la géopolitique européenne.

Le projet des Nouvelles Routes de la Soie s’appuie sur un puissant réseau de banques publiques, en premier lieu la China Development Bank. Il s’agit là d’un aspect trop souvent méconnu de la politique économique extérieure de la Chine. Des signaux faibles importants à prendre en considération aussi en Europe, en occasion du sommet, aujourd’hui, du 16+1 à Dubrovnik, en Croatie.

Le 3 octobre 2018 marque les cinq ans des Routes de la Soie Maritime. Alors que le discours chinois insère un vocabulaire plus marqué, à la hauteur de ses ambitions, l’Union rétorque avec la présentation officielle de sa stratégie de ‘Connectivité’.

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L’influence chinoise sur l’Organisation mondiale de la santé ne date pas du Covid-19. Comme le montre Alice Ekman, l’OMS avait, dès 2017, complètement intégré les éléments de langage du pouvoir chinois. Par la voix de son directeur général, le docteur Tedros, l’Organisation se rangeait aux côtés de Pékin dans la promotion d’une «  route de la soie sanitaire  ».

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Si l’on excepte l’histoire des Routes de la soie sur la longue durée, les relations diplomatiques pour l’ère moderne et contemporaine entre la Chine et le monde musulman n’ont réellement commencé qu’avec la décolonisation. Aujourd’hui, ces relations posent un défi à la fois culturel et stratégique pour la Chine et demeurent l’un des principaux enjeux du XXI° siècle.

Après avoir vécu l’épidémie de COVID-19 à distance, de l’autre côté de sa frontière avec la Chine, la Birmanie a rapidement été rattrapée par le virus, même si les chiffres demeurent relativement bas. Surtout, la crise révèle combien la Birmanie s’inscrit dans la zone d’influence chinoise  : elle constitue un carrefour essentiel des Nouvelles routes de la soie.

Dans un contexte d’impérialisme juridique américain et de montée en puissance de la dimension normative des Nouvelles routes de la soie, la capacité de l’Union à imposer des règles au plus grand nombre est un indispensable réceptacle de la puissance européenne et doit être un axe de travail prioritaire de la prochaine législature européenne.