Connaissez-vous trois provinces chinoises ? Pour comprendre la Chine de Xi, il faut sortir de Pékin et de Shanghai. Notre nouvelle série part à la rencontre des espaces où se construit une autre figure du futur. Pour recevoir cette série qui nous a déjà amené du Sichuan au Zhejiang en passant par le Guangxi, abonnez-vous au Grand Continent. Dans votre boîte mail à partir de 8 euros par mois
À Zhuzhou, ville industrielle typique de la province du Hunan, dans le centre de la Chine, un viaduc ferroviaire traverse le cœur de la ville. On dit souvent qu’elle a été « amenée ici par les trains ». Employée dans toute la région, cette formule est peu à peu devenue un motif de fierté locale.
Des « 156 projets » à la réforme du marché
Il fut un temps où l’entreprise ferroviaire s’occupait de tout. Les administrations et les usines ne se contentaient pas de fournir des emplois, mais géraient aussi des écoles, des dispensaires et des complexes résidentiels pour les familles de leurs employés. Tout a radicalement changé peu après 1993, avec le passage à l’économie de marché.
Les écoles primaires autrefois réservées aux enfants des cheminots sont désormais ouvertes à tous. Dans la banlieue sud, sur le site désigné par le code « 331 », un collège a remplacé l’usine d’armement édifiée sous le régime nationaliste. Pendant la Guerre froide, l’usine 331 (aujourd’hui China Aero-Engine Corporation Southern Industrial Co., Ltd.) faisait partie des « 156 projets » industriels et miniers clefs importés d’Union soviétique et d’Europe de l’Est au cours du premier plan quinquennal (1953-1957). Ils couvraient, entre autres, les secteurs du charbon, de l’électricité, des machines et des métaux non ferreux. En 1960, lorsque l’Union soviétique a retiré son aide, 133 d’entre eux avaient été achevés et mis en service 1 2. C’était l’un des plus vastes dispositifs d’aide extérieure du bloc socialiste.
L’Union soviétique avait envoyé 14 experts à Zhuzhou, ainsi que des plans et des machines. Elle y a aussi laissé des bâtiments en briques rouges au style reconnaissable. Le 16 août 1954, c’est à l’usine 331 qu’a été construit le premier moteur d’avion chinois. Deux mois plus tard, Mao Zedong a personnellement signé une lettre de félicitations 3 4 et son texte, gravé dans la pierre, rappelle encore aujourd’hui cet épisode.
Suivant ce modèle, Zhuzhou a aussi construit l’usine 601 (une usine de carbure cémenté), une centrale électrique et une usine de lavage du charbon. Le programme d’aide fournissait des technologies, un financement et des conseils d’experts. Il a aussi permis à de nombreux techniciens chinois de se former en Union soviétique. Mais les relations sino-soviétiques se sont dégradées. En juillet 1960, l’aide a pris fin brusquement. Moscou a rappelé l’ensemble des 1 390 experts en poste en Chine, repartis avec leurs documents techniques 5 6.
En 1964, alors que la guerre menée par les États-Unis au Vietnam s’intensifiait, Mao Zedong, inquiet pour la sécurité nationale, a lancé la « construction du Troisième Front ». Le plan consistait à mobiliser les ressources de toute la nation pour déplacer vers l’intérieur du pays, des sites industriels et militaires clefs implantés sur la côte. Ces régions étaient mal desservies, mais les usines pouvaient s’y abriter dans les montagnes et les grottes. Le Hunan faisait partie de ce plan.
Cette campagne nationale visant à doter le pays d’une base industrielle autonome a atteint son apogée entre 1965 et 1966. Selon les statistiques officielles, l’ouest du Hunan a construit 71 projets de grande et moyenne envergure au cours de cette période, avec des investissements s’élevant à 4,5 milliards de yuans, soit plus de 70 % des dépenses d’équipement de la province à l’époque. Ces projets n’étaient pas rentables sur le plan économique. Ils ont néanmoins posé les bases de l’essor ultérieur du Hunan en tant que grande province industrielle 7.
Mais avec le déclenchement de la Révolution culturelle en 1966, le chantier du Troisième Front a subi revers et perturbations à répétition. De nombreux projets ont été totalement ou partiellement interrompus. Le Troisième Front a vu grandir une génération d’« enfants des complexes industriels », élevés au milieu d’une pollution intense. Il a surtout produit des familles étroitement dépendantes du système d’État. Lorsque les entreprises publiques ont été restructurées et que le pays s’est tourné vers les réformes de marché à la fin des années 1990, ces familles ont été laissées pour compte. Beaucoup d’ouvriers, réaffectés ou licenciés encore jeunes, sont partis tenter leur chance comme travailleurs migrants dans le sud, à Shenzhen ou à Guangzhou.
Encore aujourd’hui, certains envient ceux partis vers le Sud, se disant : « Si seulement j’avais franchi le pas à l’époque, ma vie ne se serait pas dégradée à ce point. » Mais rares sont ceux qui, là-bas, ont vraiment fait fortune.
Géographie et industrie du Hunan
Les voies ferrées, les maisons en briques rouges, les proches au chômage… Pour raconter le Hunan, il faut replacer ces images dans leur contexte historique.
Fin 2025, le Hunan comptait 64,92 millions de résidents permanents, à peu près autant que la France. En 2025, son PIB atteignait quelque 5 530 milliards de yuans (près de 700 milliards d’euros). Cela le classait au dixième rang en Chine et en faisait une puissance économique majeure de la région centrale. Mais la province est très peuplée : son PIB par habitant en 2025 était d’environ 84 600 yuans (environ 11 000 euros). Ce chiffre était inférieur à la moyenne nationale (autour de 12 900 euros) et représentait moins des deux tiers de celui des provinces côtières comme le Jiangsu et le Zhejiang 8 9 10 11.
Le Hunan se situe au sud du cours moyen du Yangtsé. Il abrite le lac Dongting, le deuxième plus grand lac d’eau douce de Chine. Autour du lac, le relief est plat et sillonné de rivières. Son climat de mousson subtropicale apporte à la fois pluie et chaleur. Ces conditions en font un terrain idéal pour la culture du riz et l’élevage de poissons d’eau douce. C’est pourquoi le bassin du lac Dongting est surnommé la « Terre du poisson et du riz » de Chine. Les profondes racines agricoles du Hunan confèrent à la société une base stable. Aujourd’hui, l’agriculture ne représente plus qu’environ 9 % de l’économie, alors que l’industrie pèse quelque 29 % du PIB provincial et assure environ 41 % de sa croissance. L’industrie fournit en outre 42,7 % des recettes fiscales 12 13.
La géographie du Hunan a aussi façonné une culture culinaire distinctive. L’une de ses principales caractéristiques est le goût pour les épices, le piment notamment. On dit qu’il chasse l’humidité du corps, un atout précieux sous un climat aussi lourd et moite. À une époque où il était difficile de conserver les aliments, les Hunanais ont mis au point des techniques de fumage, de salaison et de marinade. Cet amour des épices s’est même inscrit dans le caractère politique de la province. Mao Zedong a un jour fait une boutade largement citée : « Pas de piment, pas de révolution. »
Ce n’était qu’à moitié une plaisanterie. Le pragmatisme, l’audace et la ténacité (« baman ») sont bel et bien devenus des traits de l’identité des Hunanais. L’histoire moderne de la province a vu naître de grandes figures politiques et militaires : les chefs de l’Armée du Hunan à la fin de la dynastie Qing, Zeng Guofan et Zuo Zongtang, les figures de la Révolution de 1911, Huang Xing et Song Jiaoren, ainsi que plusieurs maréchaux originaires du Hunan comptant parmi les généraux fondateurs de la République populaire.
Dans son ouvrage Provincial Patriots : The Hunanese and Modern China, Stephen R. Platt affirme qu’il ne s’agit pas d’un hasard. Selon lui, les Hunanais ont redécouvert, dans la pensée de Wang Fuzhi, une philosophie pragmatique et ouverte sur le monde, ainsi qu’une conscience nationale. La victoire de l’Armée du Hunan sur la Révolte des Taiping a également permis de tisser un vaste réseau de liens régionaux qui a fourni les talents nécessaires à l’organisation de la Révolution de 1911 14.
Après le départ des Soviétiques, le Hunan s’est appuyé sur la base industrielle héritée du Troisième Front. Il a progressivement fait des engins de chantier une chaîne industrielle clef à développer. À partir de 2000, la Chine a construit des routes, des ponts et des bâtiments à une échelle sans précédent. Portée par cette vague, la demande en pelles mécaniques et en grues a explosé. Les groupes de Changsha, Sany et Zoomlion, sont ainsi devenus des fournisseurs de premier plan d’équipements industriels de base. Les médias locaux aiment utiliser le terme « Armée du Hunan » en référence à l’armée de Zeng Guofan, pour désigner les fleurons industriels de la province, leurs engins de chantier symbolisant des troupes.
En 2017, Changsha a été la première ville à mettre en place le « système du chef de chaîne » (链长制). Dans ce modèle de gouvernance, un responsable gouvernemental fait office de « chef de chaîne » et aide à coordonner les terrains, les capitaux et les politiques. Une entreprise chef de file endosse le rôle de « maître de la chaîne », et se charge de l’innovation et de l’expansion commerciale. Le dispositif a en partie amélioré le taux d’approvisionnement local, mais il a aussi entraîné des dérives, comme un interventionnisme administratif excessif. En septembre 2020, Xi Jinping s’est rendu dans le Hunan et a défini la stratégie des « Trois Hauts plateaux et des Quatre nouvelles missions ». Construire un « haut plateau de fabrication de pointe d’importance nationale » est ainsi devenu une priorité pour la province 15 16.
Derrière la capitale du divertissement, des inégalités qui se creusent
Le Hunan est aussi surnommé la « capitale du divertissement », dont Changsha, son chef-lieu, est la vitrine.
C’est sur la chaîne de télévision par satellite du Hunan (le Hunan Broadcasting System) qu’a commencé l’émergence de Changsha en tant que haut lieu de la culture virale. Au début des années 1990, cette chaîne n’était encore qu’une chaîne provinciale. Elle vivait des publicités pour l’agriculture et l’élevage. Son chiffre d’affaires annuel était inférieur à 60 millions de yuans (environ 7 à 8 millions d’euros). Les habitants la surnommaient avec humour la « chaîne des engrais et des aliments pour animaux ». Mais en 1993, Wei Wenbin, le nouveau directeur de la chaîne, a engagé des réformes. Selon lui, c’était le divertissement qui faisait alors le plus défaut en Chine 17.
1993, c’est aussi la veille de la restructuration des entreprises d’État. La vague de réformes qui allait fermer les usines des villes industrielles a, dans le même temps, ouvert les vannes des recettes publicitaires de la chaîne.
La chaîne s’est alors engouffrée dans le divertissement. Happy Camp, une émission de variétés diffusée le week-end, a été lancée en juillet 1997. Elle a accompagné l’enfance de plusieurs générations de Chinois et a forgé une mémoire collective. En 1998, le feuilleton historique My Fair Princess, produit par Hunan Economics Channel, réunissait une part d’audience moyenne de 45 %, avec des pics à plus de 58 %, un record pour une série de la chaîne. Un quart de siècle plus tard, la série, adaptée d’un roman de la Taïwanaise Qiong Yao, est encore rediffusée chaque été et reste en tête des audiences 18.
En 2004, Hunan TV a créé une émission intitulée Super Girl, un concours de talents destiné au grand public, dont le format s’apparentait à celui de « Star Academy ». La deuxième saison, en 2005, a connu un succès sans précédent, avec plus de 150 000 personnes inscrites lors de cinq sélections régionales. Pour la première fois, des centaines de millions de téléspectateurs ont goûté au frisson de désigner eux-mêmes la gagnante 19.
C’est sur ce terreau télévisuel que Changsha est devenue une fabrique de tendances. De nombreuses personnes formées au sein du système audiovisuel et médiatique du Hunan ont par la suite contribué à la création des nouvelles marques grand public de la province. Ces dernières accordent de l’importance aux médias et à la création culturelle, comprennent les jeunes et savent comment créer le buzz. Prenons l’exemple de la marque locale de thé Cha Yan Yue Se, qui a gagné en popularité il y a quelques années. Au début, elle a concentré ses points de vente à Changsha et s’est fait connaître sur des plateformes telles que Douyin (le TikTok chinois), suscitant un engouement porté par le « marketing de la rareté ». Depuis 2022, la marque s’est progressivement étendue à des villes comme Wuhan, Nankin, Chongqing et Shenzhen. Son nom poétique et ses boutiques au style traditionnel semblent avoir répondu au désir d’identité culturelle des jeunes.
En se promenant aujourd’hui dans Changsha, on voit souvent de longues files d’attente devant de nombreuses marques et boutiques. Outre le thé aux perles, les spécialités nocturnes du Hunan comptent le « tofu puant » (臭豆腐) frit et poivré, et le kouwei xia (口味虾), écrevisses noyées dans du piment.
Cette frénésie de consommation tient notamment au coût de la vie, relativement modéré. En 2016, alors que les prix de l’immobilier grimpaient en flèche à l’échelle nationale, Changsha a mis en place des restrictions sur la revente et des réglementations sur le prix des terrains afin d’empêcher la spéculation immobilière. Selon l’étude 2020 de l’Institut de recherche E-House sur le ratio prix de l’immobilier/revenu dans 50 villes chinoises, celui de Changsha n’était que de 6,2. Ce chiffre la classait dernière parmi les 50 villes : en d’autres termes, une famille pouvait acheter un appartement avec un peu plus de six ans de revenus. La même année, le ratio de Shenzhen atteignait 35,2 20.
Cette croissance est très inégale dans la province. Ainsi, en 2023, le PIB par habitant de Changsha représentait 1,82 fois la moyenne provinciale. Ce multiple la plaçait en tête de toutes les capitales provinciales chinoises, même s’il était en baisse par rapport à l’année précédente (1,86). En 2025, Changsha continuait de représenter 28,5 % du PIB provincial et cet énorme déséquilibre interne pourrait encore s’accentuer dans les années à venir 21.
Se tourner vers l’étranger : un levier de croissance
Le secteur immobilier chinois a connu un déclin brutal à la suite de la pandémie, et les investissements dans les infrastructures stagnent. Le secteur des machines industrielles du Hunan doit se réinventer et c’est désormais à l’international que se joue sa croissance.
Depuis 2019, le Salon économique et commercial Chine-Afrique s’est installé à Changsha, où il s’est tenu à quatre reprises 22. En 2020, la Zone pilote de libre-échange du Hunan a ouvert ses portes, avec pour objectif prioritaire la coopération avec l’Afrique 23. En 2025, par exemple, le chiffre d’affaires à l’international de Sany Heavy Industry – l’un des plus grands fabricants chinois d’engins de chantier – s’est élevé à 55,86 milliards de yuans (environ 7 milliards d’euros), soit 64 % du total. Le chiffre d’affaires réalisé en Afrique a atteint 8,31 milliards de yuans (environ 1 milliard d’euros) 24, en hausse de 55,29 % par rapport à l’année précédente.
Les engins de chantier du Hunan sont aussi largement utilisés dans des projets d’infrastructure dans les pays participant à l’initiative « La Ceinture et la Route » (le programme mondial d’infrastructure et d’investissement de la Chine). De la ligne de tramway en Éthiopie aux mines de cuivre en Zambie, en passant par les autoroutes algériennes, on retrouve presque partout des machines sorties des usines du Hunan. Leur présence nourrit aussi, dans certains pays, des débats sur les conditions de travail et l’endettement.
La ville que les trains avaient « amenée ici » voit donc aujourd’hui partir ses habitants et ses machines. Dans les années 1950, Zhuzhou recevait quatorze experts soviétiques ; elle exporte à présent ses engins de chantier, les rôles se sont inversés. Ce que ce passage laissera en Afrique, nul ne le sait encore. En 1960, personne ne savait non plus que les bâtiments de briques rouges des Soviétiques marqueraient encore la ville soixante ans plus tard.
Sources
- « 156 Key Projects »(150 projets ont effectivement été menés à bien).
- « “156项”建设项目对中国工业化的历史贡献 », Honghuiwang, 27 mai 2022. (921 projets de construction dépassant le seuil fixé ont été réalisés au cours du premier plan quinquennal).
- « 三台发动机,带你了解70年航空发动机进化史 », New Hunan, 30 octobre 2024.
- « 党史上的湖南之最丨株洲三三一厂试制成功中国第一台航空发动机 », New Hunan, 8 avril 2021.
- « 湖湘广记|见证中苏友好的专家楼 », Tencent News, 23 mai 2022 (l’usine 601 est l’usine de carbure cémentée de Zhuzhou).
- « 苏联援华156项工程的前因后果 », chronique sur Zhihu, 17 janvier 2019 (1 390 experts soviétiques ont été rappelés de Chine).
- « 三线建设掀起热潮:改变湖南国防地位和工业布局 », Département provincial de l’industrie et des technologies de l’information du Hunan, 15 avril 2021.
- « 湖南省2025年国民经济和社会发展统计公报 », gouvernement provincial du Hunan (population résidente permanente en fin d’année : 64,92 millions).
- « 2025年湖南GDP突破5.5万亿元 同比增长4.8 % », Bureau provincial des statistiques du Hunan, 28 janvier 2026. (5 530,865 milliards de yuans).
- « 31省份2025年GDP排名出炉:谁靠前?谁垫底 ? », Caijing, 2 février 2026 (le Hunan occupe la dixième place avec 5 530,9 milliards de yuans).
- « 2025年湖南省各市州GDP数据公布,常德市GDP名义增速最高 », NetEase, 26 février 2026.(PIB par habitant du Hunan : 84 583 yuans ; moyenne nationale : 99 665 yuans).
- « 湖南省2024年国民经济和社会发展统计公报 », Bureau provincial des statistiques du Hunan, 24 mars 2025 (structure en trois secteurs : 9,2 : 36,7 : 54,1 ; la valeur ajoutée industrielle représentait 29,3 % du PIB et contribuait à hauteur de 41,5 % à la croissance économique).
- « 5大类21项发展指标!湖南明确“十五五”制造业发展蓝图 », Changsha Evening News Online, 3 juin 2026 (en 2025, la valeur ajoutée du secteur manufacturier représentait 26,4 % du PIB et les impôts industriels 42,7 % des recettes fiscales totales).
- Stephen R. Platt, Provincial Patriots : The Hunanese and Modern China (édition chinoise publiée par Social Sciences Academic Press, collection Oracle) ; voir également l’interview « Stephen Platt : Les Hunanais ont marqué l’histoire chinoise à des moments décisifs », The Paper, 18 novembre 2025.
- « Le système du chef de chaîne : mise en pratique et problèmes », Institut d’économie industrielle, Académie chinoise des sciences sociales, 28 avril 2024 (C’est à Changsha que le concept de « chef de chaîne » a été proposé pour la première fois, le 23 novembre 2017).
- « 湖湘潮 百年颂 | 习近平总书记到湖南考察:赋予湖南“三个高地”战略定位和“四新”使命任务 », gouvernement provincial du Hunan, 19 juillet 2021 (inspection effectuée du 16 au 18 septembre 2020).
- « 湖南广电原局长魏文彬去世,曾推出现象级节目《快乐大本营》《超级女声》 », Tencent News, 29 janvier 2026 (nommé secrétaire du Parti et directeur du Bureau de la radio et de la télévision du Hunan en 1993 ; le chiffre d’affaires annuel de la chaîne était inférieur à 60 millions de yuans).
- « 风暴眼丨那个创办《快乐大本营》的人,离开了 », Ifeng Finance, 29 janvier 2026 (La série « My Fair Princess » a enregistré une part d’audience moyenne de 45 % sur la chaîne Hunan Economics Channel, avec un pic supérieur à 58 %).
- « 那个创办《快乐大本营》的人,留下了中国电视行业的“电视湘军” », Sohu : 3 février 2026 (en 2005, la deuxième saison comptait cinq épreuves régionales et plus de 150 000 inscriptions).
- « 网红城市长沙的低房价是如何炼成的? | 楼市地理 » Yicai (Institut de recherche E-House, Rapport 2020 sur le rapport prix de l’immobilier/revenu dans 50 villes chinoises : Changsha 6,2, Shenzhen 35,2).
- « 2025年湖南各市州GDP排名:长沙一城独大,张家界垫底,邵阳名义增速为负 », Tencent News, 4 mars 2026 (Changsha représentait 28,5 % du PIB provincial).
- « 第四届中国-非洲经贸博览会在湖南长沙开幕 », Xinhua / Baidu Baike, 13 juin 2025. Ce salon se tient à Changsha, dans la province du Hunan, depuis 2019 (la première édition a eu lieu du 27 au 29 juin 2019) ; la quatrième édition s’est déroulée à Changsha du 12 au 15 juin 2025.
- « Plan global pour la zone pilote de libre-échange de Chine (Hunan) », Conseil d’État / Bureau de la zone de libre-échange du Hunan, 23 octobre 2026.La zone a été officiellement créée en septembre 2020 et compte parmi ses principaux objectifs stratégiques l’exploration de nouvelles voies et de nouveaux mécanismes pour la coopération économique et commerciale sino-africaine (zone pionnière de coopération économique et commerciale approfondie entre la Chine et l’Afrique).
- « 三一重工股份有限公司 2025 年年度报告 », CNINFO (code boursier 600031) : en 2025, le chiffre d’affaires de l’activité principale à l’international de la société s’élevait à 55,86 milliards de yuans, soit une hausse de 15,1 % par rapport à l’année précédente, représentant 64 % du chiffre d’affaires de l’activité principale dans le secteur des engins de chantier.