Malgré la hausse des prix du gaz naturel provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz, les prix de l’électricité en Europe n’ont pas connu d’augmentation similaire à celle de 2022, suite à l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine.

  • Selon une analyse du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), la corrélation entre le prix du mégawattheure (MWh) de gaz et d’électricité dans l’Union a diminué de 8 % entre 2022 et 2025 1.
  • Ainsi, l’an dernier, chaque hausse de 1 €/MWh des prix du gaz a entraîné une augmentation des prix de l’électricité de 0,38 €/MWh, contre 0,41 en 2022 et 0,53 en 2020.
  • Cette baisse est directement liée à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique européen.

Le CREA estime que, sur la base des tendances de la demande et de la production d’électricité enregistrées l’an dernier, les pays européens devraient ainsi économiser 5,8 milliards d’euros en coûts d’électricité cette année.

  • L’Union a augmenté sa production d’énergie renouvelable de 28 % en moyenne depuis 2019.
  • Tous les États membres ont réduit leur exposition à la volatilité des prix du gaz ces dernières années.
  • Cette réduction est toutefois inégale : les pays disposant d’un mix électrique plus vert – Danemark, Finlande, France, Suède et Slovaquie – devraient économiser jusqu’à 8,5 milliards d’euros en 2026, tandis que les Pays-Bas et la Pologne restent parmi les pays les plus exposés à la volatilité des prix du gaz.
  • Malgré une augmentation du déploiement de capacités de production renouvelables, le gaz reste la principale source de production d’électricité aux Pays-Bas.
  • La Pologne a quant à elle remplacé le charbon dans son mix électrique par du gaz naturel, ce qui a accru sa dépendance vis-à-vis du combustible.

Si les pays européens continuent de déployer chaque année de nouvelles capacités de production renouvelables, la part du gaz dans le mix électrique de l’Union a augmenté de 1,1 point l’an dernier, passant de 15,6 à 16,7 %.