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Le premier élément frappant de ce deuxième mandat est l’absence du traditionnel « état de grâce » 1. Dans les données recueillies par Ipsos pour Reuters, Donald Trump débutait son second mandat avec 47 % d’approbation contre 41 % de désapprobation, soit un solde positif de six points. Ce niveau, très faible par rapport aux précédents présidents, était néanmoins légèrement supérieur à celui du début de son premier mandat. Mais très vite, la dynamique s’est inversée : dès février 2025, la désapprobation dépassait les 50 % et augmentait tout au long du premier semestre, à mesure que se mettait en place la guerre tarifaire 2. À l’été 2025, l’approbation parvenait néanmoins à se stabiliser autour de la barre des 40 %.
La deuxième phase de recul a été enclenchée fin février 2026 par le début de la guerre contre l’Iran. Le conflit n’a produit aucun sursaut d’unité nationale dans l’opinion 3, contrairement à ce que suggère la théorie du « rassemblement autour du drapeau » 4 en temps de guerre. Pire, la courbe de popularité de Donald Trump a peu à peu glissé vers les 35 %, et ni le discours sur l’état de l’Union de février, ni les commémorations du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis en juillet n’ont infléchi la tendance : dans la dernière mesure réalisée du 21 au 24 août 2026, seuls 33 % des Américains approuvent l’action de Donald Trump, contre 65 % qui la désapprouvent. Certains agrégateurs de sondages donnent des résultats très légèrement plus positifs pour le président 5, mais la tendance au recul progressif est claire quels que soient les indicateurs retenus.
La comparaison entre la popularité actuelle de Donald Trump et celle de ses prédécesseurs est de fait sévère. À deux mois et demi de ses premières midterms, il atteignait en 2018 42 % d’opinions favorables, soit neuf points de plus qu’actuellement. Plus frappant encore, au même stade de son mandat, Joe Biden, pourtant miné par l’inflation, se situait à 41 % d’approbation, soit un niveau d’adhésion là aussi sensiblement supérieur à celui de Donald Trump actuellement (cf. graphique 2). Quant à Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, leur popularité au mois d’août précédent les midterms de leur premier mandat atteignait respectivement 45 %, 68 % et 43 %.
Cette trajectoire vers des niveaux historiquement bas contredit une hypothèse fréquemment avancée au lendemain de la réélection de Donald Trump : celle selon laquelle sa victoire de 2024 aurait consacré la naissance d’une majorité d’opinion conservatrice durable 6. L’évolution des sondages semble au contraire indiquer que les électeurs ont donné à Donald Trump un mandat plus limité que ce que certains républicains imaginaient. Déçus par l’action de Joe Biden, notamment sur l’inflation et le coût de la vie, ils ont sanctionné le parti démocrate. Mais rien n’indique qu’ils aient pour autant adhéré à l’ensemble du programme culturel, institutionnel et économique porté depuis un an et demi par l’administration Trump 7. Le backlash auquel on assiste actuellement dans l’opinion publique américaine pourrait ainsi traduire les limites de la victoire trumpiste de 2024.
Indépendants et hispaniques : la sociologie du décrochage
Ces données nationales masquent néanmoins des trajectoires très inégales selon les catégories d’électeurs. En comparant la moyenne des trois premières enquêtes de 2025 à celle des trois réalisées durant l’été 2026, on constate que les plus forts reculs sont concentrés au sein de deux segments d’une grande importance pour le camp républicain à l’approche des midterms. D’une part, ce sont les électeurs indépendants qui décrochent le plus nettement : leur taux d’approbation vis-à-vis de l’action de Donald Trump est passé de 42 % à 23 % en un an et demi, soit une perte de 19 points, cohérente avec les records d’impopularité que mesurent d’autres instituts auprès de cet électorat pivot. D’autre part, le recul est aussi très prononcé parmi les électeurs hispaniques, chez qui la popularité du président est passée de 39 % à 24 %, soit une baisse de 15 points. La dégradation est aussi très notable parmi les personnes ne disposant pas de diplôme universitaire (37 %, -11 points) ou chez les individus ayant un revenu inférieur à 50 000 dollars annuels (32 %, -14 points). Autant de catégories qui sont particulièrement exposées à l’inflation et qui, en 2024, avaient contribué à l’élection de Donald Trump.
À l’inverse, l’effritement est nettement plus contenu chez les plus de 55 ans (42 %, -7 points), chez les Blancs non hispaniques (43 %, -8 points) et – on y reviendra — dans l’électorat républicain (81 %, -4 points). Les démocrates, eux, étaient déjà proches du plancher dès 2025 et n’avaient presque plus de marge de recul (4 %, -2 points), de même que les Afro-américains (16 %, -2 points).
Enfin, une modélisation territoriale récente montre que la popularité du Président ne dépasse plus la barre des 50 % que dans une poignée d’États particulièrement conservateurs : 50 % au Dakota du Nord, 51 % au Wyoming, en Idaho et au Dakota du Sud, 53 % en Oklahoma et au mieux 54 % en Virginie Occidentale. En revanche, dans un certain nombre de swing states qui seront décisifs pour le contrôle du Sénat, le socle de soutien à Donald Trump est désormais très faible : 44 % en Ohio, 41 % au Wisconsin, 40 % en Caroline du Nord et au Michigan, 38 % au Nevada, au Minnesota et en Pennsylvanie, 37 % en Géorgie et 35 % en Arizona.
« It’s the Economy, Stupid » – again
Les enquêtes menées par Ipsos permettent aussi de décomposer l’impopularité de Donald Trump selon les enjeux. C’est ce qui conduit à nuancer certaines explications fréquemment avancées pour rendre compte des difficultés actuelles du président américain, notamment celles mettant en avant l’impact de la guerre en Iran, de l’affaire Epstein ou de la gestion de l’immigration.
De fait, ce sont très clairement les questions économiques et sociales qui constituent le véritable talon d’Achille de Donald Trump. Sur la gestion de l’économie, l’approbation est passée de 42 % en janvier 2025 à 26 % en août 2026, la désapprobation progressant de 36 % à 66 % sur la même période. Quant à la gestion du coût de la vie, l’effondrement est encore plus brutal : seuls 21 % approuvent désormais l’action menée contre 70 % qui la désapprouvent, alors que ces chiffres étaient respectivement de 35 % et 41 % au moment de l’investiture de Donald Trump pour son second mandat. Et si ces enjeux d’affordability forment de très loin le domaine d’action sur lequel les Américains se montrent les plus mécontents, il s’agit aussi des sujets les plus importants à leurs yeux 8.
Les niveaux sont moins catastrophiques et l’érosion est moins forte sur la question migratoire, avec 38 % des Américains qui approuvent actuellement l’action de Donald Trump, contre 46 % au moment de son retour à la Maison-Blanche, soit un recul somme toute modeste de 8 points en un an et demi. Les niveaux d’approbation sont proches sur les questions sécuritaires, avec 34 % des Américains qui approuvent l’action du président dans ce domaine. Cette situation est d’autant plus marquante qu’elle forme un décalque inversé de la situation de Donald Trump durant son premier mandat, quand l’opinion louait son action économique mais était très hostile à ses décisions en matière d’immigration et d’insécurité 9. De même, la part de l’opinion qui approuve l’action menée face à l’Iran est faible (25 %) et s’est résorbée depuis le début du conflit (33 % en mars dernier), mais les niveaux comme les tendances sont moins inquiétants que sur les enjeux économiques.
Le détail des enquêtes permet de constater à quel point l’électorat indépendant, qui avait contribué à la victoire de Donald Trump en 2024 10, s’est détourné du président. Seuls 28 % d’entre eux approuvent l’action de Donald Trump sur l’immigration et 24 % sur l’insécurité, des niveaux qui sont encore plus bas à propos du conflit en Iran (15 %), de la situation économique (15 %) et du coût de la vie (12 %). Sur ces deux derniers domaines, le taux de désapprobation dépasse même la barre des 70 %, avec respectivement 71 % et 75 % des indépendants qui se montrent mécontents de l’action de l’administration républicaine sur ces questions sociales.
Une base MAGA fidèle, mais un électorat républicain modéré qui s’éloigne
Reste la question qui conditionne le plus directement le scrutin de novembre : que devient le socle électoral du président ?
Sur ce point, les données Ipsos sont à double tranchant. D’un côté, la fidélité de l’électorat qui s’identifie au mouvement MAGA reste aussi massive qu’inébranlable, avec un taux d’approbation vis-à-vis de Donald Trump qui varie entre 98 % et 97 % depuis son entrée en fonction. Mais cette stabilité masque une transformation interne du parti républicain : le noyau dur des républicains MAGA représente une part de plus en plus réduite de l’électorat conservateur. La proportion de républicains qui s’identifient à divers degrés à ce mouvement est en effet passée de 62 % en février 2025 à 48 % en juillet 2026, la part de ceux qui s’y reconnaissent « fortement » reculant quant à elle de 36 % à 22 %.
Or, c’est précisément chez les républicains plus éloignés du mouvement MAGA que l’approbation présidentielle recule : elle est passée de 76 % en février 2025 à 68 % en juillet 2026, avec une accélération marquée depuis l’automne 2025.
Les midterms, un référendum sur l’action du président ?
Ces forts niveaux d’impopularité ne suffisent cependant pas à eux seuls à anticiper le scrutin de novembre, les élections américaines de mi-mandat n’étant évidemment pas réductibles à un indicateur national : l’implantation et la popularité des sortants, le découpage électoral à la Chambre des Représentants, les États en jeu au Sénat ou encore l’image du parti démocrate pourraient neutraliser une partie du climat national défavorable aux républicains. Il n’en reste pas moins que le parti du président en fonction recule presque toujours lors des midterms : depuis 1862 et la mise en place du bipartisme américain autour des républicains et des démocrates, 38 des 41 élections de mi-mandat se sont ainsi traduites par un recul du parti présidentiel à la Chambre des Représentants 11.
Cette régularité est au cœur d’un vieux débat au sein de la science politique américaine. Selon le politiste Edward Tufte 12, les midterms constituent pour les électeurs un moment d’évaluation du bilan présidentiel et de la gestion économique de l’administration. Elles fonctionnent donc comme un référendum sur le président : ne pouvant le sanctionner directement, les électeurs le font à travers les candidats de son parti.
Depuis l’apparition des sondages de popularité, la corrélation entre le niveau de l’approbation du président et l’ampleur de la défaite de son parti aux élections de mi-mandat est assez nette. Mais le scrutin de 2022 avait aussi montré les limites du modèle : avec un Joe Biden crédité d’environ 40 % d’opinions favorables – un niveau laissant présager une déroute démocrate – la vague républicaine annoncée s’était réduite à un gain de seulement neuf sièges à la Chambre, un résultat très décevant dans ce contexte d’impopularité du Président.
Cette lecture purement référendaire doit donc être nuancée. Un autre universitaire, James Campbell, replaçait cette théorie dans un modèle plus large, qui combinait deux mécanismes 13. Le premier est l’effet d’entraînement des élections présidentielles : une partie des électeurs peu politisés qui avaient participé à la victoire du candidat présidentiel ne se remobilise pas deux ans plus tard, lorsque l’enjeu leur paraît moins décisif. Cet effet d’entraînement du candidat victorieux de l’élection présidentielle sur les candidats de son parti au Congrès était bien connu des dirigeants politiques avant même d’être formalisé par des universitaires 14, comme l’illustre ce dialogue entre le leader démocrate new-yorkais Hyman Schorenstein et un jeune candidat inquiet avant un scrutin local dans les années 1930 :
« – Mon garçon, dit Hymie, tu as déjà vu un ferry qui arrive à quai ?
– Bien sûr, répond le jeune avocat.
– Alors tu as remarqué que quand le ferry arrive, il charrie des débris, des morceaux de bois, des ordures, etc. ?
– Oui.
– Alors mon garçon, répond Schorenstein, arrête de t’inquiéter. Le Président Roosevelt est notre ferry, nous sommes les débris » 15.
Mais ce phénomène d’entraînement a un revers : deux ans après l’élection présidentielle, l’enjeu des midterms est perçu comme moins décisif et la participation chute fortement, notamment parmi les électeurs peu politisés. Cela entraîne une rétraction de la coalition électorale qui avait porté les élus au Congrès du parti du président. De fait, la corrélation entre le score du président élu et le recul de son parti à mi-mandat existe : plus la victoire est large à l’élection présidentielle, plus l’effet d’entraînement au Congrès se fait sentir, mais plus la débâcle est forte deux ans plus tard.
Quant au second mécanisme mis en avant par James Campbell pour expliquer l’échec systématique du parti du président lors des élections de mi-mandat, c’est bien celui du référendum. Mais pour lui, il joue essentiellement chez les électeurs indépendants. Deux ans après la présidentielle, leur choix est avant tout fondé sur le jugement qu’ils portent sur son bilan, la dimension de vote sanction étant accentuée par la tendance des citoyens mécontents de l’action du président à être plus enclins à se déplacer aux urnes aux midterms que ceux qui se montraient satisfaits 16. Ce mécanisme est particulièrement important dans un système où la polarisation 17 a rendu les électorats démocrate et républicain plus homogènes 18 : les quelques électeurs encore disponibles 19 entre les deux camps peuvent alors faire basculer le résultat.
Vers une sévère défaite républicaine ?
Le modèle de James Campbell permet ainsi de distinguer deux mécanismes.
Le reflux de l’effet d’entraînement présidentiel explique pourquoi le parti au pouvoir recule presque toujours aux élections de mi-mandat, alors que l’aspect référendaire du vote des indépendants détermine, lui, l’ampleur de ce recul. Tous deux conduisent à la rétraction de la coalition formée deux ans auparavant : les électeurs peu politisés retournent à l’abstention, tandis qu’une partie des indépendants se reporte sur l’opposition. Or, les données recueillies par Ipsos suggèrent que ces deux dynamiques sont aujourd’hui à l’œuvre.
Le premier signal d’alerte est le décrochage des indépendants, qui avaient pourtant constitué l’un des ressorts de la victoire républicaine de 2024 : leur approbation de l’action présidentielle a massivement chuté. C’est précisément auprès de cet électorat que le mécanisme référendaire décrit par James Campbell est censé jouer le plus fortement : moins attachés aux partis, les indépendants sont les plus susceptibles de transformer leur jugement sur le bilan présidentiel en vote contre les candidats du parti au pouvoir. Et sur les sujets qui comptent le plus pour eux – à commencer par le coût de la vie – le verdict porté sur Donald Trump est particulièrement sévère. Le risque d’un vote sanction de la part de cet électorat décisif est donc très fort.
Plus fondamentalement, le problème de la fragilité de la coalition constituée par Donald Trump en 2024 se pose. Sa victoire avait reposé, plus encore que celle de 2016, sur une capacité à élargir son électorat au-delà du noyau conservateur traditionnel en progressant chez les électeurs hispaniques et dans les catégories populaires. C’est précisément dans ces segments sociodémographiques qu’il a subi les reculs de popularité les plus importants. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils voteront massivement pour les démocrates, mais même si leur éloignement ne prend que la forme d’un retour à l’abstention, cela n’en restera pas moins un handicap de plus pour les candidats républicains. Dans les deux cas, cette dynamique fragiliserait une coalition républicaine dont l’élargissement paraît moins consolidé qu’on ne l’avait imaginé au lendemain de l’élection.
Ces fragilités se doublent d’un problème de mobilisation propre aux midterms. Comme nous l’avons déjà souligné, le recul de la participation entre présidentielle et élections de mi-mandat tend à éliminer une partie des électeurs les moins politisés qui avaient participé à la victoire présidentielle deux ans plus tôt. Ce phénomène est traditionnellement particulièrement notable chez les électeurs satisfaits du bilan du président, qui sont moins enclins à se rendre aux urnes que ceux qui en sont mécontents. De fait, à ce stade de la campagne, 53 % des démocrates se disent enthousiastes à l’idée de voter aux élections de 2026, contre seulement 44 % des républicains 20. Parallèlement, la part croissante des républicains qui ne s’identifient pas au mouvement MAGA se montre plus critique à l’égard de Donald Trump et pourrait exprimer ce mécontentement en restant à l’écart des urnes. La mobilisation différentielle pourrait donc être un avantage supplémentaire pour les démocrates.
Un dernier élément pourrait encore aggraver l’ampleur du recul républicain : en personnalisant la vie politique et en nationalisant l’enjeu des élections, Donald Trump a rendu plus difficile pour les candidats républicains de prendre leurs distances avec sa personnalité et son bilan ou de centrer leur campagne sur les questions locales. Cette stratégie pourrait certes permettre de mobiliser le noyau MAGA dont la fidélité demeure inébranlable, mais elle risque aussi de faciliter la sanction d’un président impopulaire par le biais des candidats de son parti.
La seule impopularité présidentielle ne résume donc pas le danger qui menace les républicains, car chacun des ressorts de la victoire de 2024 semble aujourd’hui s’inverser : les indépendants se détournent du président, plusieurs segments récents de la coalition républicaine s’en éloignent, les démocrates affichent un avantage en matière d’enthousiasme électoral et Donald Trump, fait lui-même le choix de transformer les midterms en référendum sur sa personne.
Il reste évidemment plusieurs semaines avant le scrutin, et les midterms ne sont jamais entièrement déterminées par le climat national. Mais si ces tendances se maintiennent, la question ne sera bientôt plus seulement de savoir si les républicains subiront le traditionnel désaveu de mi-mandat, mais jusqu’où ira le reflux de la coalition de 2024. C’est peut-être là que se trouve le véritable paradoxe de cette seconde présidence Trump : jamais le parti républicain ne s’était à ce point confondu avec son leader, mais jamais cette identification ne l’avait autant exposé à être sanctionné avec lui.
Sources
- James A. Stimson, « Public Support for American Presidents : A Cyclical Model », Public Opinion Quarterly, vol. 40, n° 1, 1976.
- Une enquête réalisée juste après le « Liberation Day » par Ipsos montrait que seuls 39 % des Américains étaient favorables aux nouveaux droits de douane et que 73 % pensaient qu’ils allaient provoquer une hausse des prix de leurs produits de consommation courants au cours des mois suivants. Cf. Ipsos, « Most Americans say prices will increase due to tariffs », 8 avril 2025.
- Une enquête menée dans la foulée du déclenchement du conflit indiquait ainsi que seuls 29 % des Américains l’approuvaient, et que 64 % estimaient que l’administration n’avait pas clairement expliqué les objectifs de l’opération militaire. Ipsos, « Most Americans say President Trump has not clearly explained U.S. goals in Iran », 9 mars 2026.
- John E. Mueller, « Presidential Popularity from Truman to Johnson », The American Political Science Review, vol. 64, n° 1, 1970.
- 35 % d’approbation contre 61 % de désapprobation pour The Economist (https://www.economist.com/interactive/trump-approval-tracker), 38 % d’approbation contre 58 % de désapprobation pour le New York Times (https://www.nytimes.com/interactive/polls/donald-trump-approval-rating-polls.html), 38 % d’approbation contre 58 % de désapprobation pour le Silver Bulletin (https://www.natesilver.net/p/trump-approval-ratings-nate-silver-bulletin), 39 % d’approbation contre 59 % de désapprobation pour VoteHub (https://votehub.com/polls/?poll=trump_approval) et 41 % d’approbation contre 57 % de désapprobation pour Decision Desk HQ (https://votes.decisiondeskhq.com/polls/presidential-approval/donald-j-trump-5/national/lv-rv-adults).
- On peut ainsi se référer à des analyses sérieuses comme Yasmeen Abutaleb, Dan Keating, Sabrina Rodriguez & Josh Dawsey, « Trump coalition marks a transformed Republican Party », The Washington Post, 6 novembre 2024 ou Henry Olsen, « A Realignment Must Mean Something », CommonPlace, 15 janvier 2025.
- Darrell M. West, « Do Americans really want a policy revolution ? », The Brookings Institution, 17 avril 2025.
- 48 % des Américains affirmant qu’ils se prononceront avant tout à propos du coût de la vie lors des élections de mi-mandat, contre 12 % qui citent l’immigration : Ipsos, « Majority of Americans say corruption influences decisions of the federal government », 17 août 2026. Sur l’impact de cette question du pouvoir d’achat au quotidien sur les résultats des élections locales de novembre 2025, voir aussi Dan Balz & Matthew Choi, « It’s Affordability, Stupid », The Washington Post, 5 novembre 2025.
- Philip Bump, « The economy’s been shredded in 2020 – yet it doesn’t seem to matter in the election », The Washington Post, 24 septembre 2020.
- Selon la Cooperative Election Study de l’université de Harvard, 52 % des électeurs indépendants ont voté pour Donald Trump, contre 43 % pour Kamala Harris.
- Au Sénat, où les mandats durent six ans et où les sièges sont renouvelés par tiers, la régularité du recul du parti présidentiel est un peu moins forte, car il peut bénéficier d’une répartition des États en jeu favorable. De plus, l’image personnelle des candidats joue davantage pour les élections au Sénat qu’à la Chambre, ce qui peut parfois aider le parti du Président. Cf. Carlas Algara & Byengseon Bae, « Do Quality Candidates and Incumbents Still Matter in the Partisan World ? Comparing Trends and Relationship Between Candidate Differentials and Congressional Election Outcomes, 1900–2022 », Journal of Political Marketing, vol. 23, n° 3, 2024.
- Edward Tufte, « Determinants of the Outcomes of Midterm Congressional Elections », The American Political Science Review, vol. 69, n°3, 1975.
- James Campbell, The Presidential Pulse of Congressional Elections, The University Press of Kentucky, Lexington, 1993.
- Angus Campbell, « Surge and Decline : A Study of Electoral Change », The Public Opinion Quarterly, vol. 24, n° 3, 1960.
- Harold Lavine, « Riding the Coattails », Newsweek, 22 octobre 1956.
- Samuel Kernell, « Presidential Popularity and Negative Voting : An Alternative Explanation of the Midterm Congressional Decline of the President’s Party », American Political Science Review, vol. 71, n°1, 1977.
- Mathieu Gallard, Les Etats-Unis au bord de la guerre civile ? Pourquoi les Américains se détestent, Editions de l’Aube, 2024.
- Corwin D. Smidt, « Polarization and the Decline of the American Floating Voter », American Journal of Political Science, vol. 61, 2017.
- William G. Mayer. « The Disappearing – but Still Important – Swing Voter », The Forum, vol. 10, no. 3, 2012.
- Et même 25 % chez les indépendants, ce qui confirme leur défection. Cf. Ipsos, « Majority of Americans say corruption influences decisions of the federal government », 17 août 2026.