Pau. Aujourd’hui, le président français se rend à Pau pour le Sommet sur le Sahel, qui réunit les dirigeants des pays du G5 Sahel (Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad). 

  • Le Sommet initialement prévu pour décembre 2019 et reporté après l’attentat ayant entraîné la mort de 71 soldats au Niger, devrait clarifier le cadre de l’intervention française dans la région.
  • Il a été largement ressenti non pas comme une invitation mais comme une convocation. «Nous ne sommes pas dans une guerre entre le G5 Sahel et la France » avait déclaré le président du Burkina Faso.  
  • La France est engagée militairement dans la région à travers les contingents de la force Barkhane, qui a pris le relais en juillet 2014 du dispositif Serval. 
  • L’Europe toujours à la recherche d’une stratégie pour le Sahel. L’Union est présente à travers trois missions : l’EUCAP Sahel Mali, l’EUTM Mali et l’EUCAP Sahel Niger (missions de formation des forces armées et de la police civile) mais leur bilan reste mitigé. 
  • À noter que lors de son passage au ministère allemand de la Défense, la présidente de la Commission avait doté la diplomatie de la République fédérale d’une vision géopolitique, permettant à Berlin de développer un véritable rayonnement en Afrique, et plus particulièrement dans le Sahel occidental.1

Au Niger est dévolu un autre rôle déterminant pour l’Union, celui de plateforme de tri et de rétention des flux de réfugiés qui fuient la Libye ou veulent la rejoindre pour survivre et passer dans des pays limitrophes ou traverser la Méditerranée.2

Sources
  1. ROSA Alessandro, Ursula von der Leyen : l’avenir de l’Europe sur la sécurité et l’Afrique, Le Grand Continent, 18 juillet 2019
  2. VALLÉE Olivier, Le Niger, centre de crise du complexe militaro-humanitaire anti-immigration, Le Grand Continent, 6 juillet 2019