De quoi 2019 a-t-il été le nom ? Cette semaine nous nous tournons avec une série d’analyse brèves vers l’année qui vient de s’achever, pour comprendre les signaux faibles qui l’ont caractérisé. La liste complète a été publiée dans la Lettre du Lundi du 23 septembre, à lire ici.

Washington. Le 19 août, les États-Unis ont réalisé le tir de test d’un nouveau missile sol-sol de moyenne portée (conventionally-configured ground-launched cruise missile), à partir d’une île californienne.

Les pays européens et le nucléaire
  • Après s’être retirés du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), les États-Unis se dirigent donc vers une relance de la course aux armements, toujours plus sophistiqués. Le missile en question constitue un test du ministère de la Défense propre à lancer le développement d’autres engins de moyenne portée, en particulier nucléaires.
  • Les réactions se sont faites sentir parmi les principales puissances militaires ; Moscou a dénoncé le lancement d’une « escalade de tensions » préméditée. Pékin a considéré que les États-Unis cherchaient à tout prix « la supériorité militaire unilatérale ».1

Nota bene  : Ce tir est également l’occasion de faire un bilan sur les arsenaux nucléaires à travers le monde. Nous en parlions il y a deux mois.2

Sources
  1. PARISI Ilaria, Comment on suspendait une guerre nucléaire ?, Le Grand Continent, 11 février 2019
  2. PARISI Ilaria, Comment on suspendait une guerre nucléaire ?, Le Grand Continent, 11 février 2019