Politique

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La prophétie et l’apocalypse sont des genres littéraires anciens, éprouvés, souvent assez risqués.

Le conseiller du Vatican pour l’IA Paolo Benanti a lu pour nous le dernier texte de Peter Thiel.

Le fondateur de Palantir y parle d’Antéchrist, d’Armageddon, de Francis Bacon et du manga One Piece — mais il décrit en négatif son programme violent de prise de contrôle de toutes les structures du pouvoir.

L’Avent de l’interrègne 8/9.

Prononcé lors du premier congrès international des écrivains pour la défense de la culture, ce discours est l’une des pièces maîtresses de l’œuvre de l’un des plus grands dramaturges et poètes du XXe siècle.

Il se pose — et il nous pose — toujours la même question.

«  L’indignation existe, l’adversaire est désigné. Mais comment le vaincre  ?  »

Alors que le mouvement trumpiste se fracture sous l’effet de clivages de plus en plus radicaux — une frange pour laquelle l’antisémitisme est un levier de conquête du pouvoir s’y imposant —, le vice-président américain cherche à trouver un équilibre.

Mais sur quelles bases est-il possible de réunir des partisans d’Hitler avec les héritiers de Reagan  ?

Nous le traduisons.

Le fondateur de Blackwater veut remettre à l’ordre du jour le colonialisme et les corsaires — mais avec des vraies armes, des drones, de l’IA.

Présent en Afghanistan — où il voulait un «  vice-roi  » qui réponde directement au président des États-Unis — en Ukraine, en Libye, en République démocratique du Congo, en Équateur et au Venezuela, Erik Prince est beaucoup plus que le Prigojine de Trump.

Son dispositif est central dans la stratégie de renversement impérial à Washington. Il est urgent de le connaître.

L’Avent de l’interrègne 7/9.

«  Nous reconstruirons tout ce que la guerre a détruit, peut-être sur des bases plus solides et de façon plus durable qu’auparavant.  »

En 1915, dans un essai lumineux, écrit avec force «  contre son propre pessimisme  », Sigmund Freud offre un viatique contre le sentiment de la perte et du vertige.

Un texte introduit et commenté par Élisabeth Roudinesco qu’il est urgent de relire alors que notre Annus Monstruosus touche à sa fin.

Le Kremlin a fait de la guerre en Ukraine une question «  civilisationnelle  ».

Pour échapper à la «  décadence  » de l’Occident et étouffer tout conflit civil dans son pays, Poutine a élaboré un mythe essentialiste et raciste  : il existerait un «  homme russe  ».

Dans ce dispositif de propagande extrême, pour vivre, les Russes doivent être prêts au sacrifice.

Proche collaborateur de Vladimir Poutine et ancien directeur du KGB, Nikolaï Patrouchev a une théorie.

Pour lui, cela fait mille ans que l’Occident travaille à humilier les Russes — et la vengeance de Moscou ne doit pas avoir de limites.

Nous traduisons et commentons la prose complotiste paranoïaque de l’un des technocrates les plus puissants du Kremlin — et certainement le plus dangereux.

L’Avent de l’interrègne 5/9.

L’Ukraine est un laboratoire de la guerre moderne.

Dans un conflit d’attrition dominé par l’urgence, armées et sociétés s’adaptent sans cesse.

En 2025, le conflit ukrainien n’a pas seulement impacté la politique mondiale — il a aussi changé la nature de la guerre.

Retour en dix points sur les principales transformations et lignes de force.

Découvrir la série.

En 1932, Zweig sent comme d’autres s’ouvrir le gouffre du «  sombre aujourd’hui  » — mais il refuse le défaitisme.

Alors que s’achève une année difficile et que l’incertitude semble se donner comme seule perspective, nous tournons notre regard du côté de quelques géants d’Europe qui ont traversé le siècle en s’armant — et qui nous rappelle une chose importante  : l’histoire n’est pas écrite.

Les intellectuels face à la crise 1/7.