Économie

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La Russie est-elle sur le point de céder  ?

Selon l’envoyé spécial de l’Union pour les sanctions, tous les indicateurs de Moscou sont au rouge — le moment est propice pour augmenter la pression sur le régime de Poutine.

Alors que les 27 pourraient adopter un 18e train de sanctions, nous le rencontrons.

Dans une lettre au ton pompeux qui peine à cacher sa brutalité — et qui traite inopinément l’Union européenne de pays — le président américain a annoncé vouloir mettre les mains dans les poches des Européens, en imposant des tarifs de 10 points supérieurs à ceux qu’il avait annoncés lors du Liberation Day.

L’Union «  se tient prête à continuer à travailler à un accord  » — face à cet échec, ne devrait-elle pas changer de stratégie  ?

Nous traduisons et commentons ligne à ligne ce texte important.

«  L’urgence aujourd’hui pour renforcer l’euro est d’attirer les investissements privés  : plus vous attirez d’investissements privés, plus le marché s’élargit et plus il y a de transactions en euros.  »

Pour le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, l’Union a une carte essentielle à jouer face à Trump  : dans notre marché unique, on respecte l’État de droit.

Plus prévisible, mieux préparée, l’Europe peut attirer les investisseurs — à condition qu’elle parvienne à retrouver la croissance.

La Fed est-elle le dernier rempart contre la destruction de l’État de droit en Amérique  ?

La théorie de l’exécutif unitaire déployée par l’administration Trump cherche à reprendre le contrôle sur les agences — dont l’indépendance garantit pourtant l’efficacité.

L’Union propose un autre modèle.

Pour Daniel Segoin, la responsabilité devant le juge de la Banque centrale européenne est un moyen de préserver aussi bien sa légitimité politique que la stabilité monétaire et l’attractivité économique.

Qui est vraiment sur le point de prendre le contrôle du canal de Panama  ?

Un gigantesque deal infrastructurel complexe est au cœur de la rivalité sino-américaine.

À la manœuvre de cette délicate opération — pour l’instant bloquée par la République populaire de Chine — un capitaine italien, Gianluigi Aponte, à la tête d’un empire maritime, pourrait jouer un rôle stabilisateur.

Enquête sur les trajectoires mondiales des tailleurs de Panama.

Adoptée à l’Assemblée, rejetée pour l’instant au Sénat  : le parlement votera-t-il la «  taxe Zucman  » qui prévoit une imposition minimale sur le patrimoine des ultrariches en France  ?

Depuis qu’elle est débattue, le constat sur lequel repose cette proposition — les milliardaires sont moins imposés que les Français en moyenne — a suscité de multiples objections, d’ordre économique et politique.

Son inspirateur, l’économiste Gabriel Zucman, y répond en détail.

«  Ouverture au monde et protection des frontières extérieures  ; ouverture interne et préférence européenne — c’est ce double équilibre qu’il faut bâtir.  »

Avant un Conseil européen clef, un sommet de l’OTAN sous tension et une visite en Chine très attendue, l’Union est à un tournant.

Pour évoquer les transformations majeures dans lesquelles est plongé le continent, nous avons rencontré le Vice-président exécutif de la Commission européenne à la Prospérité et à la Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.

Par ses actions erratiques, l’administration Trump semble mettre tout en œuvre pour préparer l’avènement d’un siècle chinois.

En sabotant les piliers mêmes qui ont fait la prospérité économique américaine — recherche scientifique de pointe, inclusion dans l’économie mondialisée, attractivité internationale, État de droit — les politiques trumpiennes encouragent un essor chinois dont nous avons encore du mal à prendre la mesure.

Le travail de Kyle Chan documente ce grand renversement, nous le rencontrons.

Le succès de l’opération Toile d’araignée, revers tactique majeur pour Poutine, ne doit pas faire oublier une échéance  : la semaine qui s’ouvre sera décisive pour l’économie ukrainienne.

Ce vendredi, la fin des mesures commerciales exceptionnelles en faveur l’Ukraine pourrait la priver de 3,3 milliards d’euros de recettes — 2,5  % du PIB du pays selon le ministre ukrainien de l’agriculture.

Pour comprendre la position de Kiev dans ces négociations discrètes et difficiles sur un sujet aussi brûlant, nous l’avons rencontré.