Arts

Long format

Notre série d’été Grand Tour pose ses valises en Italie.

Sur les pas de D’Annunzio, des Agnelli et de Thomas Mann, l’écrivain Edoardo Nesi (prix Strega 2010) a fait de Forte dei Marmi son lieu de villégiature unique — au point de développer une douce obsession.

Pour son extraordinaire assiduité et sa fidélité à la ville, le maire l’a fait citoyen d’honneur de la cité balnéaire.

En nous racontant la recette d’un Martini magique, les gloires passées d’une boîte de nuit déchue, les villas légendaires, les très longues plages, Nesi nous dévoile l’usage de l’été sur la côte toscane.

Guerres commerciales, crises géopolitiques et le spectre d’une vassalisation humiliante… Vous prendriez bien un peu de douceur dans cet été 2025  ?

Pour expérimenter sa vie «  en négatif  », la journaliste Anne-Claire Coudray a fait du Brésil son ailleurs.

Nous la suivons dans un Grand Tour au pays d’Aleijadinho et des nuages qui enveloppent le Corcovado.

La scène pourrait ouvrir un roman.

Gérard Araud a vingt ans. Il est face au Parthénon. Il pleure de joie — la Grèce ne le quittera plus.

Aujourd’hui, à Hydra, il retrouve chaque année les coquelicots, les chemins de la ville à l’eau et les fantômes de l’île comme Leonard Cohen ou Jackie Onassis. Mais aussi l’esprit des exilés, de retour pour Pâques.

Et toujours la même énigme  : la couleur de l’eau.

À Arles, Françoise Nyssen a fait la connaissance de la lumière — et d’un métier qui allait changer sa vie.

L’ancienne ministre de la culture nous raconte  : la création d’Actes Sud, le déménagement de la maison d’édition du Paradou à Arles, le cinéma, le marché, la marche, le Domaine du Possible, le Rhône, Bruno Latour, la photographie.

Grand Tour. Plein Sud.

Fuir Paris, ses règles et son enfermement, son esprit de sérieux.

Tard dans la nuit gay, chercher la fusion panique avec le monde dans le mouvement, le bruit, le bitume — loin du silence de la nature.

Se baigner dans des eaux polluées plutôt que cristallines.

L’Athènes d’Édouard Louis n’a rien d’une carte postale — mais elle est devenue un refuge pour écrire.

Un secret, une bataille et une blessure de jeunesse.

Missolonghi est surtout oxymore  : rester libre alors qu’on est assiégé.

Depuis qu’elle l’a vu renaître, Nikos Aliagas y revient tous les ans.

Pour ouvrir la saison 2026 de Grand Tour, il nous ouvre les portes de son miroir des siècles  : une ville qui nous regarde pour ce que nous sommes.

Un androïde.

Une chambre obscure.

Toute la littérature mondiale jamais écrite.

On pourrait résumer ainsi le sujet du nouveau roman d’Enrique Vila-Matas — mais on passerait à côté de l’essentiel  : tout le reste.

Pour achever notre saison d’entretiens littéraires, nous recueillons les fulgurances du maître catalan.

Les lecteurs hispanophones ont fait du livre de Leila Guerriero L’appel un best-seller international.

Des mois durant, elle a interrogé le sujet de son roman  : la survivante de la dictature argentine Silvia Labayru. Ses témoignages dérangeants et complexes sur une histoire incandescente dans les mémoires argentines forment la matière d’une œuvre fleuve de narrative non fiction.

Pour essayer de comprendre ce travail au croisement du journalisme et de la littérature avant sa parution en français cet été, nous l’avons rencontrée.

S’asseoir avec Hervé Le Tellier, c’est s’embarquer dans un voyage dont on ne sait pas vraiment où il va nous mener.

Dans une longue conversation, l’auteur de L’anomalie revient avec le Grand Continent sur son travail, la littérature, l’IA, les auteurs, les personnages, la façon de lire et d’écrire un roman, les premiers mots d’Anna Karénine, les derniers de La Vie devant soi

À lire absolument — et assez idéalement par un après-midi pluvieux.

Notre boussole est cassée.

Dans son œuvre, Mathias Enard a fait du voyage aux frontières un principe poétique et littéraire.

Pour comprendre à nouveau le monde par les limites, il cherche des lieux, les explore  : Beyrouth, Le Caire, Téhéran, Berlin.

Nous le rencontrons à l’occasion de la sortie du premier volume de son nouveau cycle romanesque, Mélancolie des confins.