Leonardo Carella


La semaine prochaine, les Italiens se rendront aux urnes pour voter pour la présidence de sept régions, la mairie de plus de 1 100 municipalités, deux élections partielles au Sénat et un référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de députés. Ce scrutin, qui va se dérouler sur deux jours, le dimanche 20 et le lundi 21 septembre, constitue le premier test démocratique pour le gouvernement après l’épidémie de Covid-19 et le confinement.

Le plus grand — et peut-être le seul — résultat clair des élections régionales de la semaine dernière en Italie a été l’effondrement du Mouvement des cinq étoiles, autrefois le plus grand parti italien. Les raisons de la crise du parti se trouvent dans les mêmes caractéristiques idéologiques et organisationnelles qui ont motivé son succès en premier lieu.

Le comportement de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, montre qu’il a en tête une stratégie claire  : se présenter comme le «  Brexiteer en chef  » et aller aux élections en poussant à une division du vote entre les lignes du Leave et du Remain. Cette stratégie repose sur le pari qu’un vote fortement basé sur Brexit favoriserait les conservateurs, car il diviserait le camp du Remain entre les Travaillistes et les Libdems. Mais est-ce vraiment si certain  ? L’analyse des comportements de vote nous aide à faire la lumière sur ce pronostic.

Les deux fusillades qui se sont déroulées à El Paso et à Dayton à quelques heures d’intervalle le week-end des 2 et 3 août ont levé à nouveau le voile sur le problème des tirs d’armes à feu aux États-Unis. En effet, les fusillades de masse ne sont que la partie visible de l’iceberg du problème des armes à feu en Amérique  : la présence massive d’armes à feu dans la société américaine remonte à la race et à la partisanerie, où le ressentiment d’une majorité blanche de plus en plus réduite est devenu une force politique majeure.