Cécile Coudrin


L’ONU s’apprête à publier les coordonnées des zones maritimes de la Turquie et de la Libye à la suite d’un accord conclu entre les deux pays en novembre 2019. Dans un contexte d’une montée en tension en Méditerranée orientale au sujet des gisements d’hydrocarbures, Athènes s’inquiète de voir sa souveraineté contestée sur une partie de son territoire maritime au Sud de la Crète.

Après sa défaite aux élection européennes et pressé depuis plusieurs mois par les partis d’opposition, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé le 26 mai dernier la tenue d’élections anticipées qui auront lieu aujourd’hui dimanche 7 juillet. Face au parti SYRIZA qui avait été élu en 2015 sur la base d’un programme anti-austérité qu’il n’a pas mis en place, la Nouvelle Démocratie et son président Kyriakos Mitsotakis devraient l’emporter facilement avec une ligne conservatrice de centre-droit.

En raison du volume croissant des investissements chinois en Grèce, l’implication d’Athènes dans les initiatives politiques de la Chine s’intensifie  : le 12 avril dernier, la coopération entre Pékin et les pays d’Europe centrale et orientale a été requalifiée de Format 17+1 avec l’adhésion officielle de la Grèce lors du sommet de Dubrovnik, en Croatie. Présent au Forum de l’Initiative Route et Ceinture (Belt and Road Initiative – BRI), le premier ministre grec Alexis Tsipras a ainsi réaffirmé la place stratégique de la Grèce dans les échanges entre l’Est et l’Ouest.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras et l’archevêque de l’Église d’Athènes ont annoncé avoir trouvé un accord allant vers la séparation de l’Église et de l’État, une avancée qui mettrait fin à la rémunération des prêtres par l’État. Cet accord risque cependant de ne pas aboutir  ; il accentuerait même des clivages déjà saillants au sein de la société grecque.