Résultat pour : trump


Le président américain veut imposer des conditions impossibles à l’Ukraine.

La nouvelle version de l’accord que Washington négocie avec Kiev présente des clauses encore plus coercitives que celles présentées par Scott Bessent le 12 février — sans aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine.

À la veille du troisième anniversaire du déclenchement de l’invasion par la Russie, le président Zelensky se trouve au pied du mur et semble sur le point de céder à ce traité inégal.

Après le revirement de la Maison-Blanche de Donald Trump, Vladimir Poutine entend encaisser les fruits de son pari impérial.

Lors du dernier Conseil des ministres de la Fédération de Russie, le maître du Kremlin a mis en scène un récit mobilisateur puissant, dont il ne faut pas sous-estimer la portée  : pour bien vivre à l’intérieur, faire la guerre à l’extérieur.

Nous le traduisons.

Selon des sources ayant un accès direct au dossier, les négociateurs américains menacent Zelensky d’interrompre l’accès à Starlink afin de le forcer à la signature d’un accord commercial sur les ressources minérales qui entraînerait la vassalisation économique de l’Ukraine.

Malgré l’apparente volonté de Poutine de s’asseoir à la table des négociations afin de mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine — une position contredite par les services de renseignement américains —, l’armée russe continue d’avancer sur le front. Si le rythme de l’offensive de Moscou a ralenti en décembre et en janvier, l’intensité des combats n’a pas diminué.

Mardi 18 février a eu lieu la première rencontre entre la délégation américaine et une délégation russe à Riyad, en Arabie saoudite, pour entamer les négociations sur la fin de la guerre russe en Ukraine.

La composition des équipes désignées par Trump et Poutine pose un constat clair  : la délégation américaine, choisie pour sa loyauté envers le président américain, accuse un net déficit d’expérience en matière de négociation et de connaissance du dossier. Le président russe a quant à lui choisi des diplomates d’expérience habitués des élites américaines.

Federico Fubini en est persuadé  : dans toute sa rhétorique impériale, l’Amérique de Donald Trump a un talon d’Achille qui la rend bien plus faible qu’elle ne le paraît.

Depuis un mois cette faille est là, sous nos yeux. Personne n’en parle.

Pourtant elle explique pourquoi le président américain applique une doctrine de coercition économique encore largement méconnue — celle de son conseiller économique Stephen Miran — qui vise à éroder la souveraineté de l’Europe en ciblant le cœur même de la zone euro.

Entretien.

Y aura-t-il un partage de l’Arctique  ?

Convoitée par la Chine de Xi, revendiquée par la Russie de Poutine, la pression sur la région est remontée d’un cran depuis l’investiture du président américain.

Dans une étude extrêmement fouillée, Klaus Dodds revient sur les raisons qui pourraient pousser l’administration Trump à consacrer une part importante de sa politique étrangère au Groenland.

En amont du troisième anniversaire du lancement de l’invasion russe, les États-Unis de Donald Trump refusent désormais de qualifier la Russie d’agresseur — l’unité occidentale qui avait conduit la réponse à l’invasion du février 2022 n’est plus.

Comment en est-on arrivé là  ?

Au cours des dix derniers jours, le président américain a fait voler en éclats le positionnement américain vis-à-vis de la Russie de ses prédécesseurs — démocrates comme républicains — en marquant un tournant absolument inédit dans l’histoire américaine.

L’alignement entre le Kremlin et les États-Unis de Donald Trump devient de plus en plus total et pourrait donner lieu à une victoire diplomatique décisive de Vladimir Poutine.

Mais un signal faible clef montre l’extrême fragilité de l’économie russe après trois ans de guerre.

Le maintien de la pression pourrait changer la donne en faveur de l’Ukraine.

Production industrielle, pacte budgétaire, simplification  : menacée par le nouvel alignement des Empires entre Washington et Moscou, l’Europe doit rapidement préparer les instruments de sa survie.

Au cœur du dispositif de la Commission pour restructurer l’arsenal de l’Union, le Letton Valdis Dombrovskis lance un appel  : «  nous ne devons pas nous dénigrer nous-mêmes — ni permettre aux autres de le faire.  »