Résultat pour : trump


Dans l’Amérique de Trump, un consensus bipartisan demeure lorsqu’il s’agit de politique internationale.

Une majorité de démocrates (65  %) et de républicains (69  %) considèrent qu’il est préférable pour les États-Unis de s’impliquer davantage et de prendre l’initiative dans les événements internationaux.

D’une manière contre-intuitive, ce chiffre atteint même 73  % chez les républicains MAGA.

«  Ouverture au monde et protection des frontières extérieures  ; ouverture interne et préférence européenne — c’est ce double équilibre qu’il faut bâtir.  »

Avant un Conseil européen clef, un sommet de l’OTAN sous tension et une visite en Chine très attendue, l’Union est à un tournant.

Pour évoquer les transformations majeures dans lesquelles est plongé le continent, nous avons rencontré le Vice-président exécutif de la Commission européenne à la Prospérité et à la Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.

Lundi 23 juin, aux alentours de 18h30, Téhéran a lancé plusieurs missiles en direction du Qatar et de l’Irak. Les cibles seraient des bases militaires américaines.

Pour le moment, la riposte semble limitée  : l’Iran aurait lancé au total une dizaine de projectiles. En 2020, en réponse à l’assassinat du général Qassem Soleimani à la sortie de l’aéroport de Bagdad par une frappe ciblée, l’Iran avait lancé une quinzaine de missiles balistiques sur la base d’Ayn al-Asad en Irak.

La déclaration d’un député iranien — ne disposant d’aucune capacité décisionnaire sur le sujet — suscite depuis hier une attention croissante, certains y voyant à tort une décision officielle du Parlement, voire de l’État iranien, de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation.

Pourtant, il ne revient pas à l’Assemblée consultative islamique de prendre ce type de décision. Si l’Iran prépare toujours sa riposte à l’attaque américaine, les personnalités ayant appelé à bloquer le détroit d’Ormuz sont exclusivement des journalistes ou des personnalités politiques n’exerçant pas de poste à haute responsabilité.

Les réactions des pays des BRICS+ — un groupe de dix États, dont l’Iran — face à l’attaque américaine sur l’Iran du 21-22 juin laissent voir une division entre des membres condamnant fermement l’implication des États-Unis et d’autres appelant à la désescalade, sans cibler spécifiquement Washington.

Nous analysons leurs positionnements et déclarations.

La Russie a «  fermement condamné  » l’attaque américaine de la nuit dernière.

Mais il suffit de lire attentivement les dernières prises de parole de Vladimir Poutine au Forum de Saint-Pétersbourg — que nous traduisons et commentons ici — pour comprendre qu’un ajustement stratégique est en cours.

Incapable de soutenir l’ouverture d’un nouveau front au sud, la Russie pourrait, par réalisme, voir à nouveau sa stature internationale diminuée en décidant d’abandonner le régime iranien à Israël et aux États-Unis — en soulevant des interrogations sur sa solvabilité géopolitique.

Qui dénonce l’attaque décidée par Donald Trump  ?

Qui la soutient  ?

Une quinzaine d’heures après le lancement de l’opération Midnight Hammer par le président des États-Unis, une centaine de pays ont réagi officiellement, laissant apparaître des lignes de fracture à l’échelle mondiale mais également entre les pays européens.

Nous les cartographions.

Dernière mise à jour lundi 23 juin à 12h30 (Paris).

Pourquoi Israël a-t-il choisi ce moment pour frapper l’Iran  ?

Comment expliquer l’efficacité tactique de son attaque  ?

Que dit-elle de notre impréparation en Europe  ?

Que changent les frappes américaines  ?

Au-delà des implications stratégiques majeures, ce qui se passe au Moyen-Orient depuis une semaine est-il en train d’expliciter une nouvelle réalité de la guerre  ?

Alors que les combats continuent, Stéphane Audrand dégage les principales tendances qui pourraient définir cette séquence.