Résultat pour : trump


Après une centaine d’entretiens semi-directionnels avec les personnes clefs des négociations entre l’Union, l’Iran et les États-Unis, Pierre Ramond a forgé une conviction.

Vouloir être l’adulte dans la pièce ne suffit pas à définir une politique étrangère.

Pour réussir sa transformation géopolitique, l’Union doit cesser de se prétendre le «  gardien de la rationalité occidentale  » pour définir stratégiquement son propre positionnement.

L’hypothèse d’une intervention américaine à travers une frappe contre le site nucléaire iranien de Fordo est actuellement étudiée par l’administration Trump.

Si l’action pourrait remplir à court terme l’objectif d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, l’entrée en guerre des États-Unis ouvrirait un horizon d’incertitude majeur sur le futur du conflit militaire et l’avenir du régime iranien.

Du mercredi 18 au samedi 21 se tient le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, autrefois qualifié de «  Davos russe  ». Poutine y prononcera demain, vendredi 20 juin, un discours lors de la séance plénière.

Les annonces qui seront faites lors du forum permettront de prendre le pouls de l’intérêt des investisseurs étrangers pour le marché russe.

Dans son éditorial du 18 juin, le quotidien conservateur The Jerusalem Post appelle Trump à former une coalition au Moyen-Orient pour organiser la partition de l’Iran.

Si elle ne reflète pas la position officielle du gouvernement ni de l’establishment israélien, cette publication, remarquée aux États-Unis, signale la désinhibition stratégique d’une partie des faucons en Israël, confortés par les succès tactiques d’Am Kalavi  : aucune option ne saurait désormais être écartée.

Du déchaînement de la violence — l’inhumain— au recours à l’intelligence artificielle comme guide suprême de conduite — le transhumain —, la géopolitique bouleverse la compréhension de notre humanité.

Dans son dernier livre aux éditions Gallimard, François Hartog parcourt l’histoire intellectuelle des figures de l’humain et propose une une clef pour replacer le moment présent dans un arc philosophique et théologique millénaire.

La Russie de Poutine a condamné les frappes israéliennes sur l’Iran, mais a conservé une position largement attentiste en n’apportant aucun soutien à Téhéran pour la défense de son territoire — et ce malgré les hauts degrés de coopération militaire entre Moscou et Téhéran. Depuis le 12 juin, l’indice de référence du pétrole russe a augmenté de plus de 12  %, passant la barre des 5 000 roubles le baril.

Ce à quoi nous assistons depuis vendredi dernier entre l’Iran et Israël semble suivre méticuleusement les préconisations d’un rapport largement méconnu.

Publié par The Henry Jackson Society, un think tank néoconservateur basé à Londres, ce texte exprime un aggiornamento systématique de cette doctrine vis-à-vis de l’Iran.

Si on doit douter de son influence directe, sa lecture pointe un paradoxe  : l’administration Trump est-elle en train d’endosser, vingt ans après les guerres de George W. Bush, une doctrine néoconservatrice au Moyen-Orient  ?