Résultat pour : poutine


À peine achevés, les Jeux olympiques Paris 2024 portent déjà plusieurs leçons.

À condition de l’interroger avec soin, le tableau des médailles révèle des signaux faibles et certaines tendances fortes de la géopolitique planétaire.

Pour conclure notre couverture olympique, nous publions une étude fouillée avec des cartes et graphiques inédits.

En dépit des sanctions, la Russie de Poutine prospère économiquement. L’augmentation des taux d’intérêts (18  %) hauts et la cessation d’une politique économique austère au détriment d’un équilibre budgétaire (déficit de 2  % du PIB) permet à la Russie de maintenir de bons indicateurs de croissance. Mais ce keynésianisme de guerre a ses limites  : en cannibalisant ses réserves, l’économie russe prend le risque de s’épuiser.

Une autoroute. Des drones dans le ciel. Des voitures fracassées — puis une file de gens qui attendent pour de la nourriture et des draps.
Entre les pro-guerres choqués et les habitants désabusés, comment les Russes de Koursk ont-ils vécu les premières heures de l’incursion ukrainienne dans la zone de Soudja  ? Alors que les informations en provenance du front demeurent extrêmement parcellaires, nous publions les témoignages ordinaires proches de la zone de combat, inédits en français.

Alors que l’incursion ukrainienne en territoire russe en est à son 6e jour, Moscou continue ses frappes contre des civils en Ukraine. Poutine s’est tourné vers le FSB pour conduire une réponse «  antiterroriste  » aux actions ukrainiennes sur son sol alors qu’un incendie s’est déclaré à la centrale de Zaporijjia dimanche. Les combats à Koursk pourraient s’intensifier dans les prochains jours. Point de situation.

Les forces ukrainiennes seraient désormais présentes dans des zones situées jusqu’à 35 kilomètres de la frontière internationale avec l’oblast de Soumy. Si dans le brouillard de guerre il est encore difficile d’avoir un tableau précis, il est désormais possible de comprendre certaines dynamiques fondamentales.

Depuis trois jours, l’armée ukrainienne effectue une incursion surprise dans la région russe de Koursk. En neutralisant au moins deux lignes de défense et un bastion, elle a réussi à pénétrer au moins dix kilomètres à l’intérieur du territoire russe, en capturant au moins 11 localités au total, en se battant à la périphérie de Korenovo (en direction du nord-ouest) et de Sudzha. Le Kremlin a déclaré l’état d’urgence dans la région, alors que Zelensky, pour le moment, garde le silence.

Dans la Russie poutinienne, l’histoire est un champ de bataille où la mémoire des atrocités passées lutte contre la réécriture officielle. Le site de Sandormokh en Carélie, charnier emblématique de la Grande Terreur stalinienne de 1937-1938, est devenu un symbole de la résistance historienne face aux tentatives révisionnistes — et la date du 5 août, un jour de mémoire pour ne pas oublier l’horreur.

C’est à l’historien Iouri Dmitriev que l’on doit la documentation de ce massacre. Injustement prisonnier des geôles poutiniennes dans des conditions atroces, il n’était pas sur la liste des personnalités libérées il y a quelques jours.

L’historien Nicolas Werth lui rend hommage.

L’opinion publique ukrainienne est-elle en train de basculer  ? Alors que les efforts diplomatiques se multiplient et que l’offensive russe s’intensifie, plusieurs enquêtes et sondages ukrainiens révèlent une population divisée mais qui de plus en plus réfléchit aux manières de mettre fin à la guerre  : si 57  % des sondés se disent favorables à l’ouverture des négociations de paix, seulement 19  % trouvent acceptable que l’Ukraine revendique uniquement les territoires qu’elle contrôle actuellement.

Pour le Premier ministre hongrois, le monde est à un point de rupture amené par la décadence et la déchristianisation de l’Occident. Afin de naviguer habilement cette phase de déclin, Orbán appelle à reconnaître la nouvelle domination chinoise et renforcer les liens de l’Europe avec Poutine. Dans la vision spenglérienne de l’histoire exposée lors de son discours du 27 juillet à l’université d’été de Bálványos, l’Europe doit lier son futur géopolitique à la victoire de Trump.