Résultat pour : poutine


Le retour au pouvoir de Trump le 20 janvier s’est accompagné d’une vague de «  sympathie  » des électeurs républicains pour les pays autoritaires — Russie et Chine notamment. Si plus d’un cinquième ont désormais une «  opinion favorable  » du régime de Vladimir Poutine, une majorité (89  %) refuse néanmoins de qualifier, à l’instar de Trump, l’Ukraine comme étant responsable de l’invasion russe de février 2022.

Aujourd’hui, jeudi 6 mars, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré à la défense et à l’Ukraine. Il s’agit de la cinquième réunion portant sur la défense organisée au cours des quatre dernières semaines, alors que l’alignement de la Maison Blanche sur le Kremlin pousse les États membres à accroître leurs dépenses de défense.

Un nouveau paquet d’aide pour Kiev sera également à l’ordre du jour.

Moscou serait prête à faciliter le dialogue entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire de la République islamique, un pas qui pourrait contribuer à sortir Poutine de son isolement et lui redonner de l’influence dans la région après la chute de Bachar el-Assad.

Si elles étaient confirmées, ces négociations marqueraient également un écart inédit vis-à-vis du cadre diplomatique établi depuis plus de vingt ans par les pays européens. Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, les stocks d’uranium enrichi à 60  % de l’Iran pourraient alimenter jusqu’à six armes nucléaires.

En raison des sanctions occidentales qui poussent les producteurs russes à baisser leurs prix alors que leurs frais augmentent, le secteur du charbon a perdu 34 milliards de roubles l’an dernier — devenant ainsi la seule industrie majeure non-rentable du pays. La fermeture de plusieurs entreprises charbonnières en 2024 menace la stabilité de l’économie de plusieurs régions russes, notamment l’oblast de Kemerovo, qui représente 60  % de la production de charbon du pays.

Éloge de Musk. Dégel avec Zelensky. Nouvel «  âge d’or  ». Dans un discours fleuve d’1h39, le président américain a encensé le bilan de ses six premières semaines et décliné le programme de la révolution qu’il entend enclencher à la tête des États-Unis sous les huées des démocrates et dans une atmosphère électrique.

Nous le traduisons.

«  La clarification de la relation transatlantique oblige aussi à des clarifications du modèle européen.  »

Européaniser la dissuasion française.

Augmenter les dépenses de défense.

Réarmer le continent.

Au cœur d’une semaine historique pour l’Ukraine et l’Europe, Louis Gautier, directeur de la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains de Paris-1, dresse le panorama des menaces et des avancées.

Demain commence la manifestation politique la plus importante de l’année en Chine.

Que dira le rapport du Premier ministre Li Qiang  ?

Quels chiffres clefs seront annoncés  ?

Que faudra-t-il surveiller dans la communication de Xi Jinping  ?

Un guide en 10 points et 7 graphiques par les experts du Centre d’analyse sur la Chine d’Asia Society.

Selon une enquête conduite par l’agence de sondage ExtremeScan fin février, 48  % des Ukrainiens et 43  % des Russes pensent que le président américain est du côté de Moscou dans les négociations de cessez-le-feu en cours. Hier, dimanche 2 mars, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que la reconfiguration de la politique étrangère américaine initiée par Trump «  s’aligne largement  » sur la vision russe des valeurs occidentales et de ce que devrait être l’ordre du monde.

En Europe on peine à croire que l’Ukraine pourrait poursuivre la guerre sans l’aide de Washington.

Le Kremlin semble en réalité craindre le soutien européen et mise sur la divine surprise de la convergence entre Poutine et Trump.

Nous traduisons un entretien clef pour comprendre une hypothèse centrale pour la Russie à ce stade des négociations.