Que commémorons-nous aujourd’hui ? Sans doute pas le début de la longue guerre d’Ukraine — probablement l’anniversaire du jour où elle est devenue aussi la nôtre.
Une pièce de doctrine signée Andreï Kourkov.
Que commémorons-nous aujourd’hui ? Sans doute pas le début de la longue guerre d’Ukraine — probablement l’anniversaire du jour où elle est devenue aussi la nôtre.
Une pièce de doctrine signée Andreï Kourkov.
La guerre d’Ukraine est-elle à un tournant ? La Russie de Poutine est-elle en train de prendre l’avantage ?
Après deux ans sous haute intensité, le front est bloqué et les armées se recomposent. Que va-t-il se passer maintenant ? Pour essayer d’y voir plus clair, nous avons demandé à treize spécialistes des questions militaires de raisonner sur le futur de cette guerre à partir de deux interrogations clefs. Voici leurs réponses.
Perdus dans un passé immuable ou pressés vers un avenir sombre par déterminisme historique : sommes-nous en Europe pris au piège d’un étau temporel resserré par Poutine ?
Pendant que nous sommes dans l’attente, l’Ukraine est privée de présent — si ce n’est celui de la guerre. Dans une perspective au long cours, Guillaume Lancereau et Tetiana Zemliakova reviennent sur les usages de l’histoire deux ans après l’invasion russe.
Depuis la prise d’Avdiivka le week-end dernier, les forces russes ont intensifié leurs offensives sur la ligne de front, notamment à Robotyne, où l’armée ukrainienne avait effectué une percée à l’automne 2023.
La guerre actuelle de la Russie de Poutine contre l’Europe sera-t-elle la matrice du XXIe siècle ? Dans un hommage profond à Pierre Hassner, le philosophe ukrainien Constantin Sigov livre une leçon magistrale qui prend au sérieux une question simple : comment résister ?
Avons-nous compris ce que signifierait le retour de Trump pour l’Europe ? À Munich, l’un de ses soutiens clefs vient de proposer l’une des meilleures synthèses à ce jour de sa vision géopolitique fondée sur un axiome : « Les États-Unis aussi ont des limites ». Entre une paix négociée avec Poutine, le retrait de l’Europe et la nécessité d’un réarmement industriel occidental dans l’ère des pénuries : « ce n’est pas avec le PIB que l’on gagne les guerres ». Nous publions cette intervention inédite en français, avec une introduction signée Nathalie Tocci qui modérait le panel avec J. D. Vance à la Munich Security Conference.
Vladimir Poutine a invité les représentants d’une douzaine d’organisations palestiniennes – dont le Hamas et le Jihad islamique palestinien – à participer à une réunion qui devrait se tenir à Moscou lundi 26 février. La Russie a refusé de condamner l’attaque du Hamas et a conservé des liens étroits avec l’organisation terroriste depuis le 7 octobre.
Aujourd’hui, vendredi 16 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky signe des accords bilatéraux de sécurité avec Paris et Berlin, suite à un accord similaire conclu avec Londres en janvier. Alors que l’instabilité du soutien américain paraît de plus en plus inévitable, l’Europe devrait doubler le niveau et le rythme actuels de son assistance en matière d’armement pour garantir à l’Ukraine un soutien constant.
Après presque deux ans de guerre à grande échelle, la ligne de front en Ukraine ne bouge plus. L’affaiblissement du soutien militaire occidental contraint Kiev à la guerre d’attrition — en face, Poutine a mis la Russie en économie de guerre. Comment cette nouvelle donne s’exprime-t-elle sur le front ? Nous vous proposons une rétrospective en dix cartes revenant sur les principales phases de la guerre depuis février 2022.
Du vendredi 16 au dimanche 18 février, la ville de Munich accueillera la 60e édition de la Conférence sur la sécurité. Alors que la guerre s’étend, 50 chefs d’État ou de gouvernement ainsi que des représentants d’institutions internationales et de l’industrie sont attendus pour discuter défense.