Résultat pour : macri


«  Ne vous laissez pas intimider par les parasites qui vivent de l’État  ». À Davos, dans un discours débité à toute vitesse face à Klaus Schwab, Javier Milei a voulu sauver «  l’Occident  » des dangers d’un capitalisme trop régulé. Il a suscité beaucoup de réactions — et quelques applaudissements gênés. Nous traduisons et commentons la première sortie internationale du paléolibertarien à la tête de l’Argentine.

L’arrivée de Milei dans la vie politique argentine est aussi brutale que son verbe. En quelques années, le paléolibertarien a su s’imposer des secteurs croissants de la société, brisant la logique bipartisane qui prévalait jusqu’ici en Argentine. Dans une étude fouillée, agrémentée de 4 graphiques, Gabriel Vommaro décrypte la sociologie d’une surprise électorale qui pourrait tout changer en Amérique latine.

«  Entre la mafia et l’État, je préfère la mafia  ».

Vu d’Europe, la brutalité du phénomène Javier Milei paraît difficilement compréhensible. D’où vient-il, que représente-t-il  ? À partir de 10 citations particulièrement violentes et significatives, Pablo Stefanoni, qui a pu s’entretenir avec Milei, tente de tracer les contours d’une personnalité qui semble rejeter toute limite.

Alors que commence cette semaine le G20, la question du forum multilatéral pertinent se pose de plus en plus en Amérique latine. Au moment où l’Argentine s’apprête à rejoindre les BRICS, Cecilia Nicolini, secrétaire d’État au changement climatique, a répondu à nos questions sur la place de son pays dans le dialogue global.

Cet été, un séisme politique inouï a frappé l’Argentine — nous n’en avons pas encore pris la mesure.

Dans un pays miné par l’inflation et la crise économique, un nouvel acteur est venu dynamiter le jeu politique. À quelques mois des élections présidentielles, Ariel Goldstein tente de comprendre et de qualifier le phénomène Javier Milei, dont la doctrine est un alliage d’éléments libertariens, de fondamentalisme religieux et d’autoritarisme moral fanatisé.

Après la condamnation puis le renoncement de Cristina Kirchner, l’Argentine traverse un drôle d’interrègne. Le Président Alberto Fernandez est fragilisé et la droite veut récupérer le pouvoir en 2023. Dans cet imbroglio, beaucoup — presque tout — semble reposer sur la figure centrale de Cristina, ou «  la Jefa  », qui n’a pas encore dévoilé toutes ses intentions. Une plongée au cœur de la machine politique de Buenos Aires signée Pablo Stefanoni.

La tentative d’assassinat de la vice-présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner par un ressortissant brésilien dans la nuit du 1er au 2 septembre a mis au jour la fragilité de la paix sociale, déjà évidente. Avec 71  % d’inflation au mois de juillet, la population argentine fait face à de plus en plus de difficultés qui contribuent à éroder la stabilité économique du pays.