Résultat pour : macri


L’annonce d’un candidat à la vice-présidence péroniste dans la formule de la coalition au pouvoir avec laquelle Mauricio Macri cherchera sa réélection confirme les soupçons sur l’élection présidentielle argentine de cette année  : la principale stratégie électorale sera finalement celle de l’hyperpolarisation. Selon les narratives des partisans des deux camps, deux modèles de pays très différents s’affronteront.

L’enlisement de l’Argentine dans la crise économique rend de plus en plus improbable une éventuelle réélection du président Mauricio Macri, ancien maire de Buenos Aires, lors des élections présidentielles d’octobre. Pourtant, le gouvernement Cambiemos mise sur une stratégie très souvent sous-estimée par les analystes politiques  : la connexion aux réseaux de services urbains de nombreux quartiers où résident les classes moyennes inférieures. L’ancien maire permettra-t-il à l’actuel président d’obtenir un deuxième mandat  ?

Le début du mois de mars a inauguré en Argentine une longue séquence électorale qui doit aboutir, après l’élection des gouverneurs dans vingt-deux des vingt-trois provinces et du maire de la ville autonome de Buenos Aires, à l’élection du nouveau président de la République à la fin du mois de novembre 2019. Les restrictions budgétaires engagées par l’actuel président Mauricio Macri ne sont pas parvenues à freiner la récession économique qui affecte le quotidien des Argentins depuis plusieurs mois, annonçant une campagne présidentielle houleuse au résultat incertain.

Après l’économie, Javier Milei se lance dans les guerres culturelles. Son projet  ? «  Rendre à l’Occident sa grandeur  » en assumant de prendre la tête d’une internationale réactionnaire aux côtés de ses «  camarades de lutte  »  : Trump, Musk, Meloni Orbán.

Avec son dernier discours à Davos, le style Milei vient de connaître une inflexion majeure. Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

«  Milei a révolutionné le monde  ».

Depuis plus d’un an, l’Argentine est gouvernée par l’anarcho-capitaliste libertarien Javier Milei.

Comment a-t-il mis en œuvre son programme contre l’État  ? Qu’a-t-il changé à la vie quotidienne des Argentins  ? En s’alliant avec Trump, Musk, Orbán ou Meloni — que cherche-t-il à accomplir  ?

Dans un entretien croisé, nous confrontons un partisan et un opposant à Milei pour tenter de dresser un premier bilan.

Trump à la Maison Blanche (20 janvier), élections en Allemagne (23 février), le Sommet BRICS en août, ceux sur l’IA de Paris (10-11 février) et au Rwanda (3-4 avril), la COP 30 au Brésil (10-21 novembre) 10 ans après les Accords de Paris…

80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’année 2025 sera à nouveau, et plus que jamais, traversée par des transformations écologiques, géopolitiques et numériques.

Pour s’y orienter, nous avons analysé mois par mois les principaux événements clefs.

Le style Milei vient-il de connaître une inflexion  ? Dans un discours diffusé à la nation, un an jour pour jour après sa prise de fonction et entouré de ses ministres, le président argentin s’est éloigné de son ton habituel. Au-delà du bilan détaillé point par point, il pose aussi un cap et des objectifs détaillés pour l’Argentine dans les années à venir qu’il convient d’étudier attentivement. Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Aujourd’hui, mardi 10 décembre, cela fait un an que Javier Milei est arrivé au pouvoir en Argentine. Le paléo-libertarien, qui s’est fait élire sur un programme de coupe drastique des dépenses publiques, a réussi à faire passer pendant sa première année de mandat une législation majeure tout en conservant une popularité similaire à celle de ses prédécesseurs. L’image de stabilité économique du pays est cependant permise par l’écart limité et contrôlé entre le dollar officiel et le dollar parallèle.