Résultat pour : la chine


Federico Fubini en est persuadé  : dans toute sa rhétorique impériale, l’Amérique de Donald Trump a un talon d’Achille qui la rend bien plus faible qu’elle ne le paraît.

Depuis un mois cette faille est là, sous nos yeux. Personne n’en parle.

Pourtant elle explique pourquoi le président américain applique une doctrine de coercition économique encore largement méconnue — celle de son conseiller économique Stephen Miran — qui vise à éroder la souveraineté de l’Europe en ciblant le cœur même de la zone euro.

Entretien.

Périphérique mais rattachée à l’espace économique européen  ; peu peuplée mais riche en ressources  ; sans armée mais membre de l’OTAN — après le Groenland, l’Islande est l’un des pays aux avant-postes face aux menaces de Trump.

Alors que l’Arctique est revenu au centre du jeu à travers les convoitises impériales de Washington sur le Groenland, nous rencontrons la première ministre islandaise Kristrún Frostadóttir.

De la nomination de l’antivax Robert F. Kennedy Jr. à la tête du ministère de la santé en passant par le retrait de l’OMS et la suppression d’USAID par Elon Musk, les États-Unis de Donald Trump sont en train de mettre gravement en danger la santé de millions de personnes à l’échelle mondiale.

Dans une étude fouillée, Louis-Charles Viossat passe en revue le bilan d’un mois d’action systématique depuis l’investiture du président américain pour saper les fondements de la protection sanitaire mondiale.

Trente jours après son entrée à la Maison Blanche, la cote de popularité de Trump s’arrête à 46,6  %.

Le pays reste toutefois fortement polarisé  : un socle dur de 34  % des personnes interrogées dit soutenir la plupart de ses politiques alors que 24  % des Américains aucune.

La politique d’expansion territoriale du président américain obtient des résultats élevés au sein du parti Républicain  : 72  % se dit favorable à l’annexion du canal de Panama, 57  % du Groenland, 42  % du Canada et 34  % de Gaza.

En un peu moins d’un mois, l’administration Trump a détruit l’un des outils les plus puissants des États-Unis  : l’aide au développement.

Ce choc mondial doit être une opportunité.

Pour l’Union et ses États membres, le temps est venu de mettre le développement au service de la puissance.

Après les paroles de Sergio Mattarella contre «  la vassalisation heureuse  », l’ancien président du Conseil italien et banquier central a prononcé hier à Bruxelles un discours clef  : un manifeste européen dans l’ère Trump.

Cet appel à l’action part d’un impératif  : «  nous devons être optimistes  ».

Et d’un cap  : «  il est de plus en plus évident que nous devons agir comme si nous étions un seul État.  »

Nous le traduisons.

Le président américain a signalé, par l’intermédiaire de son secrétaire au Trésor, vouloir «  échanger  » les ressources naturelles de l’Ukraine (lithium, uranium, terres rares…) contre le maintien de l’assistance américaine dans l’attente de la conclusion d’un accord de paix. Trump considère également que l’exploitation des sols de l’Ukraine par des entreprises américaines permettrait de «  rembourser  » les États-Unis pour l’aide fournie depuis 2022.

Moins d’un mois après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a signé près de 70 décrets présidentiels et utilisé extensivement son pouvoir exécutif afin de démanteler et réformer en profondeur l’État fédéral. Pour guider son action, le président américain s’est en grande partie appuyé sur les recommandations de la Heritage Foundation et de son agenda radical — allant parfois plus loin, notamment vis-à-vis de la main-d’œuvre fédérale et de l’Agence pour le développement international (USAID).

Depuis quelques mois, une petite musique se fait entendre dans les milieux d’affaires européens  : le retour de Trump serait bon pour le business.

Pourtant, de la guerre commerciale à la suppression des agences, la présidence de Donald Trump a déjà des implications considérables sur la vie économique. Les mesures prises à Washington toucheront durement les entreprises européennes — et celles-ci auraient tort de négliger l’ampleur de la menace.