Réunis du 12 au 14 novembre au Brésil pour le sommet annuel des BRICS, les grands pôles de puissances non occidentales (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont mis en avant les sujets commerciaux, passant sous silence les sujets politiques compliqués et la situation dégradée en Amérique latine. Organisation internationale étatique, les BRICS donnent à comprendre les convulsions contemporaines du système international : atomisation des acteurs, concurrence technologique, géoéconomie et recomposition stratégique des pôles de puissance.
Saudi Aramco devrait prochainement être introduite sur la bourse de Riyad, le Tadawul. Dans un communiqué de presse daté du 17 novembre, début de la période de book-building, l’entreprise a annoncé viser un prix d’introduction la valorisant aux alentours de 1 700 milliards de dollars, après des mois de spéculations. Cette IPO d’une valeur jamais vue auparavant soulève de nombreuses questions à l’aune des tensions géopolitiques qui secouent le Golfe actuellement mais également de l’avenir de la production et de la demande de pétrole dans un monde en transition vers une économie bas-carbone.
Responsable de près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales, le charbon devient de plus en plus problématique face à l’urgence climatique. Il reste une énergie très utilisée pour la production d’électricité, en particulier en Asie et en Afrique. Largement disponible et souvent peu cher, le charbon est la deuxième source d’énergie au monde et la première source de production électrique. L’Agence Internationale de l’Énergie prévoit d’ailleurs en 2019 que son usage restera stable dans les années à venir. En Europe, néanmoins, les politiques de renoncement au charbon se multiplient, à l’échelle des États comme des institutions financières à l’exemple de la Banque européenne d’investissement. Face à ces signaux contradictoires, quel avenir pour le charbon en Europe et dans le monde ? Décryptage.
La crise chilienne a surpris le monde entier puisque le Chili a longtemps été considéré comme un « oasis de paix » au milieu du continent. Il a même servi de modèle régional. Cette détonation soudaine vient révéler que cette prospérité n’a pas bénéficié à tous les Chiliens dans un pays où les inégalités n’ont cessé de se creuser. Nous en discutons avec l’homme politique et cinéaste Marco Enríquez-Ominami.
Notre recension du dernier ouvrage de Thomas Piketty.
Notre compte-rendu de la dernière livraison de « L’état du monde » de Badie et Vidal.
L’Agence internationale de l’énergie, affiliée à l’OCDE, a dévoilé le 21 octobre son rapport annuel sur l’évolution des renouvelables à l’échelle mondiale. Selon elle, une croissance importante des puissances installées portée par l’énergie solaire devrait avoir lieu et ce jusqu’en 2024, bouleversant profondément le rapport des sociétés modernes à l’électricité tant vis-à-vis de sa gestion que de sa consommation. Les raisons en seraient à la fois politiques et économiques.
Evo Morales et le moralismo : entre phénomène politique et mutations socio-économiques durables en Bolivie
Politique
À la veille des présidentielles boliviennes ce dimanche, la longévité au pouvoir d’Evo Morales fascine autant qu’elle intrigue. Pour la première fois, cet article dresse une longue synthèse du « moment evista », entre recomposition politique et transition socio-économique et tente de cerner les caractéristiques du « moralismo ». Un indispensable pour les observateurs de la vie politique sud-américaine.
Briser les GAFA ? L’idée fait son chemin depuis un moment sans plus de précision. Le président de l’autorité française de régulation des télécoms, Sébastien Soriano, dresse dans ce discours donné à Austin, lors d’un festival où se retrouvent les gourous de la tech, un programme précis et créatif. Non pas réprimer, mais réinventer. Non pas casser le pouvoir des Big Tech, mais s’en servir pour le redistribuer au plus grand nombre.
Pourquoi ce Nobel d’économie est si particulier ? Pour comprendre, voici un résumé – non exhaustif – des apports théoriques majeurs du trio d’économistes récompensés le 14 octobre : leurs avancées remarquables en économie de l’éducation et leurs résultats concernant l’usage du microcrédit dans les pays en développement.