A l’occasion du premier discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, cet article propose un aperçu de ce que peut signifier une grande stratégie européenne et sa traduction tangible dans un certain nombre de domaines clés.
A l’occasion du premier discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, cet article propose un aperçu de ce que peut signifier une grande stratégie européenne et sa traduction tangible dans un certain nombre de domaines clés.
Dans son premier discours sur l’état de l’Union, Ursula von der Leyen a pris la parole pendant plus d’une heure devant le Parlement européen. Ce discours mérite d’être étudié de près, car les annonces auront des effets réels, et les tendances identifiées permettront d’interpréter les grands moments de la politique continentale des prochains mois.
La presse française découvre que le président Trump a un candidat pour présider la Banque interaméricaine de développement. Mais Mauricio Claver-Carone a été élu par 30 des 48 gouverneurs représentant les États membres de cette institution régionale multilatérale de développement.
Depuis la fin de la Guerre froide, le capitalisme n’a plus de rival. Néanmoins, il s’est scindé en deux espèces : un capitalisme méritocratique libéral, mené par les États-Unis, et un capitalisme politique, mené par la Chine. Plus que deux États, ce sont deux modèles qui s’affrontent aujourd’hui dans une guerre d’attractivité.
Ces derniers mois ont consacré l’avènement du télétravail, présenté comme un instrument majeur de la résilience de l’économie face à la pandémie. Le maintien des mesures de distanciation sociale, rendu nécessaire par l’évolution incertaine de la situation sanitaire, pourrait ainsi devenir le moteur de la transition numérique. Cela servirait une relance économique plus respectueuse de l’environnement dans la mesure où les technologies numériques pourraient permettre des gains potentiels de 7800 MT de CO2. Mais si l’on souhaite respecter les objectifs de l’Accord de Paris, il est nécessaire de veiller à ce que ces gains environnementaux ne soient pas annulés par les pollutions générées par les équipements numériques.
Trois économistes, Thomas Tørsløv (Københavns Universitet), Ludvig Wier (UC Berkeley) et Gabriel Zucman (UC Berkeley), publient des estimations inédites de la part des profits des multinationales transférés dans les paradis fiscaux. En proposant des ordres de grandeur dans ce débat houleux, pris entre celui de la difficile harmonisation fiscale et la question de l’efficacité du régulateur, ils apportent une perspective inédite sur l’ampleur du phénomène d’évitement et ses conséquences.
Même en tenant compte du fait, que la population de la Tunisie représente moins d’un tiers de celle de ses deux voisins nord-africains, et que les Tunisiens sont préoccupés par une récente flambée des chiffres cet été, le succès relatif du pays dans la maîtrise de la pandémie est frappant. Un succès malgré des troubles politiques et une faible croissance, sans parler de la menace du terrorisme et de la corruption généralisée, expliqué par trois facteurs.
« Géopolitique » n’est plus un gros mot à Bruxelles. Les tensions de l’été et l’intensité de l’agenda politique de la rentrée demandent d’acclimater l’Europe au nouveau langage de la puissance. Florian Louis, spécialiste de l’histoire du concept de géopolitique, explique comment devenir carnivore – sans se tromper de régime.
« La Chine est tout à la fois un partenaire, un concurrent et un rival systématique », a souligné Jean‑Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, le 26 août dernier lors de l’Université d’été du Medef. Formule hardie, sinon complexe, qui résume les enjeux de la tournée européenne effectuée du 25 août au 1er septembre par son homologue chinois Wang Yi.
Sous l’impulsion du président Rajoelina et d’une partie de son gouvernement, Madagascar a fourni une réponse asymétrique à la pandémie de Covid-19. D’une part, l’action présidentielle offre une voie nationale et « organique » de traitement sanitaire à la maladie, et de l’autre, le cataclysme économique et social qu’elle produit ne semble recevoir qu’un traitement « traditionnel » des Institutions de Brettons Wood et du système financier international. Approfondissement sur la gestion d’une crise complexe dans le pays insulaire.