Résultat pour : Alberto Fernandez


Dimanche 11 août, les Argentins ont été appelés aux urnes pour élire les candidats pour l’élection du 27 octobre. Ouvertes, simultanées et obligatoires, ces élections primaires permettent pourtant d’établir un vaste sondage des intentions de vote pour le scrutin présidentiel.

La publication de documents par la Commission européenne et par le Ministère des Relations Extérieures et du Culte argentin spécifiant certains points de l’accord entre l’Union et le Mercosur ont déclenché une série de débats entre figures politiques, journalistes et citoyens argentins. Si les polémiques sont avant tout structurées autour de la capacité de l’industrie argentine de faire face à la concurrence européenne, d’autres points comme la libéralisation des marchés publics ou les limites imposées aux entreprises publiques ont aussi été soulevés.

L’annonce d’un candidat à la vice-présidence péroniste dans la formule de la coalition au pouvoir avec laquelle Mauricio Macri cherchera sa réélection confirme les soupçons sur l’élection présidentielle argentine de cette année  : la principale stratégie électorale sera finalement celle de l’hyperpolarisation. Selon les narratives des partisans des deux camps, deux modèles de pays très différents s’affronteront.

Malgré la pression politique et économique sur son gouvernement, le président argentin a lancé cette semaine son nouveau livre dans un format spectaculairement bizarre  : un concert de rock de plus de 2h, devant 15 000 personnes au Movistar Arena de Buenos Aires.

Nous le traduisons et le commentons ligne (de basse) à ligne.

De Milei à Orbán en passant par Meloni et Le Pen  ; du Portugal de Ventura à l’Amérique de Trump  : l’internationale néonationaliste s’est retrouvée à Madrid ce week-end dans un imposant rassemblement. À la veille d’un scrutin continental qui devrait la voir prospérer, la droite radicale européenne traverse une recomposition profonde — il faut entendre ces discours pour comprendre sa stratégie, ses convergences et ses blocages. Morceaux choisis et commentés du meeting de Vistalegre par le spécialiste Steven Forti.

La Catalogne décidera du sort de l’Espagne. Dans une analyse fine de la dernière décennie de conflits et de tensions politiques, Mario Ríos Fernández tente de comprendre les ressorts d’un vote paradoxal dans la communauté autonome. Alors que les indépendantistes ont rarement été si mal élus, ils seront les faiseurs de roi au Parlement. Joueront-ils la politique du pire — ou choisiront-ils d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de l’indépendantisme  ?

Le Partido popular (PP) s’est-il converti à l’anti-politique  ? Les débats pour remporter le scrutin du 23 juillet, qui prennent fin aujourd’hui, ont été marqués par une violence inouïe dans les termes. À la veille du week-end électoral, l’ambassadeur espagnol à l’OCDE et architecte de la politique économique de Sanchez prend position pour s’en inquiéter.