Pourquoi le projet populiste se confronte à un paradoxe anthropologique insurmontable
Directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS
Olivier Roy est directeur de recherche au CNRS et directeur d'Études à l'EHESS, spécialiste de l'islam.
Pourquoi le projet populiste se confronte à un paradoxe anthropologique insurmontable
Légitimistes, bonapartistes, orléanistes ou, pour ne pas s’en tenir seulement à la France : traditionalistes, césaristes et libéraux — selon Olivier Roy, entre saint Thomas et la Silicon Valley, le trumpisme est en train de cristalliser un nouveau canon.
Depuis l’attaque terroriste commencée il y a un an, le Moyen-Orient s’embrase. L’Iran est acculé. À Gaza, les bombes continuent de tomber. Au Liban, la guerre s’étend. Que nous disent la défaite de la coalition chiite et la persistance du Hamas ? Comment explique-t-on la passivité des pays arabes ? Quelle est la nouvelle stratégie d’Israël ? Olivier Roy dégage les tendances d’un grand contexte.
Impression d’été : les législatives anticipées ont plongé les Français dans un intense tourbillon — qui n’aurait finalement débouché sur rien.
Pourtant, l’absence de victoire du RN comme les difficultés à faire émerger une coalition masquent un symptôme plus profond.
Nous allons vivre un « été vintage »—par Olivier Roy.
Paria du système politique français il y a quelques années, le RN est aux portes du pouvoir avant le deuxième tour des législatives. Cette ascension n’était pas irrésistible. Comment les choses ont-elles basculé à ce point ? Entre conjoncture politique et stratégie, plongée au cœur du système Bardella-Le Pen avec Olivier Roy, Ivanne Trippenbach et Félicien Faury.
Une mutation anthropologique est en cours en Occident : le découplage entre valeurs et cultures. Une pièce de doctrine signée Olivier Roy.
Le 5 avril 2019, Viktor Orban lançait depuis Budapest la campagne de son parti, Fidesz, aux élections européennes. Derrière les formules coup de poings et les diatribes anti-bruxelloises, entre un appel à une européanisation du politique et l’exaltation d’une « culture chrétienne », Olivier Roy et la rédaction du Grand continent décryptent la rhétorique d’Orban.
Dans une société sécularisée en quête de valeurs, chasser le religieux revient à en faire la proie des braconniers du fondamentalisme. Le problème de l’Europe est donc aujourd’hui de promouvoir non pas l’expulsion du religieux vers la sphère privée, mais au contraire la resocialisation et la reculturation du religieux. Un texte inédit d’Olivier Roy.
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