Asie septentrionale

Trouver son salut par la guerre : le mythe de « l’homme russe » pour éviter l’effondrement

Doctrines de la Russie de Poutine

Patrouchev contre la « pyramide parasitaire » : dans la tête de l’homme le plus dangereux de Russie

L'Avent de l'interrègne
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Le rejet du plan Trump pour l’Ukraine, la vision de l’avenir de la Russie, la vassalisation de l’Europe et la nouvelle stratégie impériale des États-Unis ont été au cœur du bilan télévisé de l’année écoulée prononcé par le président Vladimir Poutine sous une immense carte du territoire du pays.

Nous traduisons et commentons les passages clefs depuis le russe.

«  L’une des caractéristiques essentielles du monde qui apparaît sous nos yeux sera l’absence de représentation éthique universellement valable en matière de justice — c’est-à-dire d’action juste — dans la pratique des États et la légitimité de leurs dirigeants.  »

Le Kremlin a développé une doctrine pour justifier les agressions et la guerre perpétuelle  : la Russie s’adapterait simplement à un inévitable chaos.

L’opposant russe Anton Barbachine plonge dans la machine rhétorique des experts du Club Valdaï.

Le Kremlin veut faire de la «  diplomatie technologique  » le vecteur le plus efficace pour diffuser les «  valeurs traditionnelles  ».

Alors que le pays est engagé dans un rattrapage, un document stratégique de référence tente d’articuler la technosphère et l’identité russe pour «  renverser l’échiquier mondial  ».

En Europe, certains pensent que la guerre entre la Russie et l’Europe n’a pas encore commencé.

Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf  : «  cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe.  »

Nous le traduisons.

Poutine ne veut pas négocier avec l’Ukraine — il veut avancer en Europe.

Alors que la semaine qui s’ouvre pourrait marquer un tournant dans la guerre d’Ukraine, la dernière livraison de la revue officielle de la diplomatie russe est explicite  : «  les pays occidentaux sont toujours mieux disposés à écouter lorsque les troupes russes mettent le pied à Paris ou à Berlin.  »

Nous la traduisons.

Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais «  la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass  ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

Dans la nuit, Bloomberg a publié la transcription d’un échange confidentiel entre l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et Youri Ouchakov, l’un des principaux conseillers diplomatiques de Vladimir Poutine.

Nous traduisons et commentons ce document important, qui révèle la portée du rapprochement entre la Maison-Blanche et le Kremlin — aux dépens de l’Ukraine.

Après plus de trois ans de sanctions contre Moscou, il faut se rendre à l’évidence  : l’effondrement de l’industrie russe n’a pas eu lieu.

En frappant les usines sur le territoire ennemi, l’Ukraine pratique des «  sanctions par drones  » — seule manière efficace de déjouer le système de cannibalisation industrielle de la Russie de Poutine.

Esfandyar Batmanghelidj analyse les raisons d’une résilience.