Asie septentrionale

« Antéchrist en soutane » : le patriarche Kirill s’attaque aux Églises orthodoxes non-russes

Religion

Le patriarche Kirill appelle les Russes au sacrifice contre la « dégradation morale » de l’Occident

Doctrines de la Russie de Poutine
Long format

«  L’amitié sans limite  » de Xi et Poutine est un mythe.

Fondamentalement asymétrique, leur partenariat tient par les intérêts et un dispositif entretenant l’illusion qu’ils n’auraient pas de divergences idéologiques profondes.

Pour Sören Urbansky et Martin Wagner, qui viennent de signer une monographie de référence sur la relation sino-russe, l’imbrication des empires pourrait conduire à leur perte.

Cette phrase est de l’ancien président russe Medvedev, qui ajoute  : «  L’enlèvement d’un néonazi comme Merz pourrait être un rebondissement spectaculaire dans cette série.  »

Alors que la diplomatie de Poutine est restée relativement discrète après l’opération de Caracas, la sphère pro-guerre en Russie a loué la méthode Trump.

Entre tankers saisis et capture de Maduro, tour d’horizon des réactions russes à la première semaine de l’année 2026

Le Kremlin a fait de la guerre en Ukraine une question «  civilisationnelle  ».

Pour échapper à la «  décadence  » de l’Occident et étouffer tout conflit civil dans son pays, Poutine a élaboré un mythe essentialiste et raciste  : il existerait un «  homme russe  ».

Dans ce dispositif de propagande extrême, pour vivre, les Russes doivent être prêts au sacrifice.

Proche collaborateur de Vladimir Poutine et ancien directeur du KGB, Nikolaï Patrouchev a une théorie.

Pour lui, cela fait mille ans que l’Occident travaille à humilier les Russes — et la vengeance de Moscou ne doit pas avoir de limites.

Nous traduisons et commentons la prose complotiste paranoïaque de l’un des technocrates les plus puissants du Kremlin — et certainement le plus dangereux.

L’Avent de l’interrègne 5/9.

Le rejet du plan Trump pour l’Ukraine, la vision de l’avenir de la Russie, la vassalisation de l’Europe et la nouvelle stratégie impériale des États-Unis ont été au cœur du bilan télévisé de l’année écoulée prononcé par le président Vladimir Poutine sous une immense carte du territoire du pays.

Nous traduisons et commentons les passages clefs depuis le russe.

«  L’une des caractéristiques essentielles du monde qui apparaît sous nos yeux sera l’absence de représentation éthique universellement valable en matière de justice — c’est-à-dire d’action juste — dans la pratique des États et la légitimité de leurs dirigeants.  »

Le Kremlin a développé une doctrine pour justifier les agressions et la guerre perpétuelle  : la Russie s’adapterait simplement à un inévitable chaos.

L’opposant russe Anton Barbachine plonge dans la machine rhétorique des experts du Club Valdaï.

Le Kremlin veut faire de la «  diplomatie technologique  » le vecteur le plus efficace pour diffuser les «  valeurs traditionnelles  ».

Alors que le pays est engagé dans un rattrapage, un document stratégique de référence tente d’articuler la technosphère et l’identité russe pour «  renverser l’échiquier mondial  ».

En Europe, certains pensent que la guerre entre la Russie et l’Europe n’a pas encore commencé.

Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf  : «  cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe.  »

Nous le traduisons.