Méditerranée

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L’Égypte discute depuis longtemps de la possibilité de modifier certains paragraphes de sa Constitution, y compris ceux qui concernent la durée du mandat présidentiel. Selon la presse égyptienne, le service national de renseignement et le bureau du Président ont trouvé un accord pour d’éventuelles réformes afin que l’ancien maréchal reste longtemps au sommet de la République. De fait, cet épisode se présente comme un pas de plus vers l’institutionnalisation de l’autoritarisme à la sauce militaire.

Belgrade. Les Balkans ne connaîtront vraisemblablement pas de tournant majeur en 2019, la région étant marquée par des dynamiques déjà connues  : accord gréco-macédonien sur le nom de la Macédoine, création controversée par le Kosovo d’une armée sur fond de tensions croissantes avec la Serbie, accroissement des influences chinoise et russe…

Rabat. Cette année se tiendra un sommet exceptionnel de l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Cette organisation créée en 1989 n’avait pas réuni les chefs d’État concernés depuis le sommet de Tunis en 1994. L’intégration régionale au Maghreb est l’une des plus faible au monde et elle est régulièrement pointée du doigt par les institutions internationales chargées des questions de développement.

Ankara. Pour Recep Tayyip Erdoğan, l’année 2019 se présente comme une année décisive. L’affaire Khashoggi a permis au président turc, grâce à une communication très habile, de se repositionner en force au centre de l’attention mondiale. Le retrait des troupes américaines de Syrie lui offre désormais l’opportunité d’influencer efficacement et dans son intérêt le Moyen-Orient, opportunité qu’il n’a plus eue depuis sa rupture avec la Syrie de Bachar Al-Assad.

Huit ans après le « printemps arabe », c’est le moment de dresser un premier bilan de la réception européenne de ce mouvement inédit. Les bouleversements successifs dans le monde arabe, déclenchés par la révolution en Tunisie, ont interrogé l’Europe dans sa capacité à agir dans cet espace stratégique et plus largement à une dimension internationale.

L’ancien Premier Ministre macédonien Nikola Gruevski, qui avait fui la Macédoine en novembre pour éviter son incarcération après une condamnation pour abus de pouvoir, est toujours à Budapest. Accueilli le 13 novembre par Viktor Orbán, bénéficiaire de l’asile politique, il y a reçu une complaisance bienveillante de la part des autorités hongroises, ainsi que de l’embarras de l’Union.

La construction du grand barrage éthiopien de la renaissance (GBRE) d’une part, et la salinisation des terres agricoles du delta provoquée par le réchauffement climatique, d’autre part, menacent sérieusement les ressources hydriques de l’Égypte, alors même que la population égyptienne augmente en moyenne de 2 millions de personnes par an.