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Les fluctuations dans les relations entre Rome et Vienne se poursuivent  : d’une part, les élections dans la région frontalière du Trentin Haut-Adige ont vu le parti autonomiste Svp, jumelé avec l’Övp de Sebastian Kurz, maintenir son hégémonie et approcher la Ligue  ; d’autre part, le chancelier autrichien a sévèrement critiqué la proposition budgétaire italienne.

Après le bouleversement de l’équilibre politique en Bavière, c’est au tour de la Hesse d’élire son parlement régional. Les chrétiens démocrates pourraient à nouveau subir une défaite, au profit de leurs partenaires de coalition, les Verts, qui doivent confirmer une bonne série régionale.

Les élections qui se sont tenues dimanche 14 octobre en Bavière ont vu s’opérer une recomposition historique de la situation politique régionale, dans un contexte de forte participation (environ +10  % par rapport à l’élection de 2013). Si les orientations politiques futures du grand État prospère, catholique et conservateur du Sud de l‘Allemagne en seront certainement assez peu affectées, l’équilibre des forces – et c’est là tout le paradoxe – y est profondément et durablement bouleversé. À moyen terme, les résultats de ce vote pourraient peser sur l’avenir de la Grande coalition et, partant, sur les dynamiques politiques de toute l’Union européenne.

Le président américain Donald Trump étudie sérieusement la demande de Varsovie d’établir une base militaire américaine permanente en Pologne. Une telle décision pourrait ralentir les efforts de dissuasion de l’Otan envers une Russie de plus en plus aventureuse  : si l’Europe de l’est veut renforcer l’effet dissuasif de l’Otan, la présence très clivante d’une base militaire américaine permanente en Pologne n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. L’Otan devrait plutôt s’assurer que des forces qualifiées et interopérables des États membres soient prêtes à être déployées en cas de besoin.

Au lendemain des élections nationales du 7 octobre en Bosnie-Herzégovine, l’heure est à la célébration pour les nationalistes. Dans ce petit pays muni d’un système institutionnel particulièrement complexe, de très difficiles tractations sont requises pour la moindre décision sensible. Les nouvelles institutions issues du dernier scrutin risquent de mettre en avant des points de vue irréconciliables, dans une Bosnie qui commence à perdre foi en ses chances d’intégrer l’Union.

L’arrêt d’un groupe néo-nazi à Chemnitz a soulevé le problème du terrorisme d’extrême droite en Allemagne. Même si le danger effectif posé par le groupe n’est pas encore totalement clair, le fait a contribué à remettre au centre du débat politique la sûreté.

La récente visite à Paris du secrétaire de la défense américain James Mattis témoigne que, nonobstant les nombreux différends entre les deux pays, les relations bilatérales de défense demeurent fortes, comme le montre le soutien renouvelé des États-Unis à l’opération Barkhane.